« Dis, Papa, c’est loin l’Amérique ? » ( Amérique, Rêve assassin ! )

 

« Dis, Papa, c’est loin l’Amérique ? »

Tel pourrait être, dans un style humour noir, le titre de cet article…

Tania, 21ans, a vu comment Oscar, son mari,26 ans, et Valeria, sa fille de 23 mois, ont été emportés dimanche par les eaux du Rio Grande, après un périple familial de 3200 kilomètres pour atteindre ses rives. Elle n’a revu leurs corps que lundi matin.

Les pompiers et les sauveteurs mexicains les ont trouvés près de la rive, deux corps flottants sur le ventre, enlacés dans une étreinte protectrice qui a ému le monde entier, selon l’AFP. On peut le comprendre… La même dépêche précise le point de vue de Carlos Alberto, le frère aîné d’Oscar qui vit aux États-Unis, et espérait les accueillir et les aider à leur arrivée. Il regrette qu’ils n’aient pas écouté ses conseils de suivre la voie légale et demander l’asile.

« Ne prends pas le risque de traverser la rivière avec une petite fille, c’est très dangereux, ce fleuve est meurtrier » se souvient-il lui avoir dit.

« Ce fleuve meurtrier » ??? Le fleuve est-il véritablement l’assassin, ou bien plutôt le système impérialiste « mondialisé » qui pousse ses victimes à quémander leur survie auprès du bourreau US ?

Bien plus qu’un titre dans le style humour noir, c’est bien là la réalité paradoxale qui révèle le cynisme de l’empire US.

Un empire au sommet d’une gigantesque pyramide économique et financière qui domine les flux de capitaux et de richesses sous toutes formes en y faisant régner sa propre loi, celle du dollar.

Un empire qui voudrait imposer un monde sans frontières, sauf les siennes !!!

Qu’en est-il vraiment ?

La « mondialisation » abolit-elle les frontières ?

Selon ses tenants et ses partisans, c’est à dire la plupart des gouvernements, dont celui de la France, et la plupart des médias, la « mondialisation » serait un progrès et un bienfait pour l’humanité… Elle rapprocherait les humains, abolirait les frontières et ouvrirait donc une ère de paix nouvelle…

Et tout ce bonheur nous viendrait essentiellement d’un commerce libre et sans entraves entre les nations…

Qu’en est-il en réalité ?

Il n’y a guère plus d’une semaine, Mercredi 19 Juin 2019, l’ONU annonce une nouvelle statistique record du nombre des réfugiés dans le monde : plus de 70 Millions, en ne comptant que ceux qui font des demandes officielles d’asile…

Très officiellement, donc, déjà 70 Millions d’êtres humains qui quittent leurs pays par force et ne goûtent pas vraiment les félicités de la « mondialisation »….

Comment évaluer réellement le nombre d’êtres humains qui quittent leur pays poussés par la misère, la guerre, la dictature ?

Deux, trois fois plus ? …ou plus encore ?

La « mondialisation » n’a donc pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, éradiqué tous les fléaux qu’elle est sensée guérir…

Mais est-elle au moins en voie de progression dans ce sens ? Son « moteur économique », sensé être le libre échange commercial, est-il en train de s’établir, est-il en train de « gagner du terrain » ?

Le premier pas de la nouvelle mondialisation avait pourtant « bien commencé » en apparence, avec la célèbre poignée de main Nixon-Mao et l’ouverture de l’économie chinoise sur le reste du monde, dès 1972.

Aujourd’hui, presque un demi-siècle plus tard, c’est la guerre économique qui prévaut entre les USA et la Chine, devenue la seconde puissance mondiale.

En vérité, force est de constater que le « libre commerce » ne peut se faire que tant qu’il est avantageux pour les USA, et se fait, directement ou non, dans son intérêt, et en fin de compte, exclusivement selon les règles édictées et imposées par ce maître…

Tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre USA-centré est, en pratique et très concrètement, banni, interdit selon ce droit US imposé au reste du monde, et empêché par tous moyens, sanctions, blocus et finalement, intervention militaire sous le premier prétexte « trouvé », c’est-à-dire, en fait, inventé et créé de toutes pièces, dans la plupart des cas, et sinon, mis en œuvre par d’habiles provocations et manipulations de tiers, groupes « dissidents », « djihadistes », etc…

Toujours pas de commerce libre et sans entraves, donc, dans ce monde « mondialisé », et surtout pas sur une base d’équité entre nations, dans les échanges.

Et manifestement, avec la guerre économique actuelle, le principe du libre échange n’est pas non plus en train de gagner du terrain, bien au contraire…

Plus de guerres ? Sauf celles déclenchées ou attisées par les USA et leurs « alliés », et elles sont de plus en plus nombreuses et féroces.

L’une, comme en Syrie, n’est pas encore terminée, que deux ou trois se profilent déjà, en Iran, au Venezuela, et toujours en suspens, en Corée…

En Europe, une série de conflits dans les Balkans à peine terminée qu’une nouvelle guerre s’est enkystée en Ukraine et que la tension dans les pays baltes remonte sur des bases qui rappellent, à quelques kilomètres carrés près, celles des prémisses de la seconde guerre mondiale.

Malgré ce constat d’évidence, selon l’ONU aussi, c’est bien connu, tous les humains sont frères et il suffirait donc de bien accueillir les réfugiés pour que tout aille au mieux dans le meilleur des mondes « mondialisés »…

Et l’ONU de louer comme une preuve de son « humanité » la chancelière Merkel : « Je n’ai pas l’habitude d’attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l’Allemagne pour ce qu’elle a fait. La chancelière a été courageuse » déclare Filippo Grandi, le Haut-Commissaire de l’ONU, en présentant son rapport…

Qu’en est-il réellement ? La chancelière s’est-elle prononcée en faveur du retour des Palestiniens sur leurs terres ancestrales ? En faveur de l’ouverture de la frontière Mexique-USA aux réfugiés et migrants d’Amérique Latine ? En faveur de la paix au Yémen ?

Non, mais elle a « courageusement » ouvert ses frontières à quelques milliers de réfugiés…

Pourquoi la France, pays des « droits de l’homme », n’en fait pas autant ?

La raison est simple : du temps où l’industrie française était encore en plein essor, pas besoin de « réfugiés », le capital français importait directement de ses « ex-colonies » devenues néo-colonies, la main d’œuvre dont elle avait besoin, et à bon marché, tant qu’à faire… Aujourd’hui la France est essentiellement « désindustrialisée », mais ce n’est pas encore le cas de l’Allemagne, et une main d’œuvre localement acclimatée depuis trop longtemps, à son goût, sera désormais avantageusement, pour son industrie, « complétée », de manière on ne peut plus « compétitive », par cette manne humaine apportée par la misère du monde.

De plus, « gérer » la nouvelle conflictualité locale que cela génère, inévitablement, loin d’être un « problème », au delà de la rhétorique officielle, c’est bel et bien un moyen de manipulation en plus, pour le système capitaliste, un « excellent » moyen de gouvernance.

En France, le dosage est déjà suffisamment explosif, mais il n’est pas à exclure que la « pression » remonte encore en cas de nécessité, surtout du genre rébellion sociale…

Les discours « humanistes » d’acceptation ou les discours « nationalistes » de rejet ne se font qu’en fonction des intérêts locaux du capital, et ils trouvent leurs adeptes et leurs relais parmi tous les « idiots utiles » à son service, volontairement ou non, tantôt « à gauche » ou « à droite », selon le dosage et la pression souhaitée.

La problématique d’ « acceptation » ou de « rejet » est une fausse problématique qui sert utilement le système capitaliste, en masquant la seule véritable issue, qui est d’en finir avec lui, en commençant par refonder le droit des nations et des peuples à des relations équitables, à disposer d’eux-mêmes, et y compris et surtout, à choisir de rompre avec le système capitaliste, ce qui est la seule façon de mettre fin aux causes profondes de toutes ces guerres, de toutes ces inégalités extrêmes, qui poussent les peuples sur la voie de l’exil.

Luniterre

SOURCE :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/28/lamerique-un-reve-qui-tue/

Publicités

La mondialisation abolit-elle les frontières??? 70 Millions, Nombre record de réfugiés, selon l’ONU!

https://i0.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_mx8i7_0.jpg
https://www.unhcr.org/thumb1/4d6e6c9a6.jpg

Un article repris par Antoine Potier sur:

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/06/20/la-mondialisation-abolit-elle-les-frontieres-70-millions-nombre-record-de-refugies-selon-lonu/

 

 

La « mondialisation »

abolit-elle les frontières ?

Selon ses tenants et ses partisans, c’est à dire la plupart des gouvernements, dont celui de la France, et la plupart des médias, la « mondialisation » serait un progrès et un bienfait pour l’humanité… Elle rapprocherait les humains, abolirait les frontières et ouvrirait donc une ère de paix nouvelle…

Et tout ce bonheur nous viendrait essentiellement d’un commerce libre et sans entraves entre les nations…

Qu’en est-il en réalité ?

Aujourd’hui même, Mercredi 19 Juin 2019, l’ONU annonce une nouvelle statistique record du nombre des réfugiés dans le monde : plus de 70 Millions, en ne comptant que ceux qui font des demandes officielles d’asile…

Très officiellement, donc, déjà 70 Millions d’êtres humains qui quittent leurs pays par force et ne goûtent pas vraiment les félicités de la « mondialisation »….

Comment évaluer réellement le nombre d’êtres humains qui quittent leur pays poussés par la misère, la guerre, la dictature ?

Deux, trois fois plus ? …ou plus encore ?

La « mondialisation » n’a donc pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, éradiqué tous les fléaux qu’elle est sensée guérir…

Mais est-elle au moins en voie de progression dans ce sens ? Son « moteur économique », sensé être le libre échange commercial, est-il en train de s’établir, est-il en train de « gagner du terrain » ?

Le premier pas de la nouvelle mondialisation avait pourtant « bien commencé » en apparence, avec la célèbre poignée de main Nixon-Mao et l’ouverture de l’économie chinoise sur le reste du monde, dès 1972.

Aujourd’hui, presque un demi-siècle plus tard, c’est la guerre économique qui prévaut entre les USA et la Chine, devenue la seconde puissance mondiale.

En vérité, force est de constater que le « libre commerce » ne peut se faire que tant qu’il est avantageux pour les USA, et se fait, directement ou non, dans son intérêt, et en fin de compte, exclusivement selon les règles édictées et imposées par ce maître…

Tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre USA-centré est, en pratique et très concrètement, banni, interdit selon ce droit US imposé au reste du monde, et empêché par tous moyens, sanctions, blocus et finalement, intervention militaire sous le premier prétexte « trouvé », c’est-à-dire, en fait, inventé et créé de toutes pièces, dans la plupart des cas, et sinon, mis en œuvre par d’habiles provocations et manipulations de tiers, groupes « dissidents », « djihadistes », etc…

Toujours pas de commerce libre et sans entraves, donc, dans ce monde « mondialisé », et surtout pas sur une base d’équité entre nations, dans les échanges.

Et manifestement, avec la guerre économique actuelle, le principe du libre échange n’est pas non plus en train de gagner du terrain, bien au contraire…

Plus de guerres ? Sauf celles déclenchées ou attisées par les USA et leurs « alliés », et elles sont de plus en plus nombreuses et féroces.

L’une, comme en Syrie, n’est pas encore terminée, que deux ou trois se profilent déjà, en Iran, au Venezuela, et toujours en suspend, en Corée…

En Europe, une série de conflits dans les Balkans à peine terminée qu’une nouvelle guerre s’est enkystée en Ukraine et que la tension dans les pays baltes remonte sur des bases qui rappellent, à quelques kilomètres carrés près, celles des prémisses de la seconde guerre mondiale.

Malgré ce constat d’évidence, selon l’ONU aussi, c’est bien connu, tous les humains sont frères et il suffirait donc de bien accueillir les réfugiés pour que tout aille au mieux dans le meilleur des mondes « mondialisés »…

Et l’ONU de louer comme une preuve de son « humanité » la chancelière Merkel : « Je n’ai pas l’habitude d’attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l’Allemagne pour ce qu’elle a fait. La chancelière a été courageuse » déclare Filippo Grandi, le Haut-Commissaire de l’ONU, en présentant son rapport…

Qu’en est-il réellement ? La chancelière s’est-elle prononcée en faveur du retour des Palestiniens sur leurs terres ancestrales ? En faveur de l’ouverture de la frontière Mexique-USA aux réfugiés et migrants d’Amérique Latine ? En faveur de la paix au Yémen ?

Non, mais elle a « courageusement » ouvert ses frontières à quelques milliers de réfugiés…

Pourquoi la France, pays des « droits de l’homme », n’en fait pas autant ?

La raison est simple : du temps où l’industrie française était encore en plein essor, pas besoin de « réfugiés », le capital français importait directement de ses « ex-colonies » devenues néo-colonies, la main d’œuvre dont elle avait besoin, et à bon marché, tant qu’à faire… Aujourd’hui la France est essentiellement « désindustrialisée », mais ce n’est pas encore le cas de l’Allemagne, et une main d’œuvre localement acclimatée depuis trop longtemps, à son goût, sera désormais avantageusement, pour son industrie, « complétée », de manière on ne peut plus « compétitive », par cette manne humaine apportée par la misère du monde.

De plus, « gérer » la nouvelle conflictualité locale que cela génère, inévitablement, loin d’être un « problème », au delà de la rhétorique officielle, c’est bel et bien un moyen de manipulation en plus, pour le système capitaliste, un « excellent » moyen de gouvernance.

En France, le dosage est déjà suffisamment explosif, mais il n’est pas à exclure que la « pression » remonte encore en cas de nécessité, surtout du genre rébellion sociale…

Les discours « humanistes » d’acceptation ou les discours « nationalistes » de rejet ne se font qu’en fonction des intérêts locaux du capital, et ils trouvent leurs adeptes et leurs relais parmi tous les « idiots utiles » à son service, volontairement ou non, tantôt « à gauche » ou « à droite », selon le dosage et la pression souhaitée.

La problématique d’ « acceptation » ou de « rejet » est une fausse problématique qui sert utilement le système capitaliste, en masquant la seule véritable issue, qui est d’en finir avec lui, en commençant par refonder le droit des peuples et des nations à des relations équitables, à disposer d’eux-mêmes, et y compris et surtout, à choisir de rompre avec le système capitaliste, ce qui est la seule façon de mettre fin aux causes profondes de toutes ces guerres, de toutes ces inégalités extrêmes, qui poussent les peuples sur la voie de l’exil.

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/06/20/la-mondialisation-abolit-elle-les-frontieres-70-millions-nombre-record-de-refugies-selon-lonu/

 

1ère édition:

LUNITERRE

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/19/refugies-70-millions-le-sinistre-record-un-systeme-de-gouvernance-mondialisee/

************************************************************************

Record mondial: plus de 70 millions

de réfugiés et déplacés fin 2018, selon l’ONU

https://www.lebigdata.fr/wp-content/uploads/2018/01/migrants-big-data-refugies-660x330.jpg

Le monde comptait fin 2018 70,8 millions de déplacés à cause des guerres ou persécutions, un record ne reflétant pas l’ampleur de l’exode des Vénézuéliens car seule une minorité demande l’asile, a annoncé l’ONU mercredi.

Le rapport annuel du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) souligne que 2018 a été marquée par la forte progression des déplacements internes en Ethiopie, suite à des violences intercommunautaires, et par une hausse des demandes d’asile présentées par ceux qui fuient la grave crise politique et économique au Venezuela.

Le conflit syrien a continué de produire un grand nombre de réfugiés et déplacés. Les violences au Nigeria ont également été une source importante de déplacements.

Le rapport relève que le nombre total des « déracinés » dans le monde — comptabilisant les réfugiés (25,9 millions, les déplacés internes (41,3 millions) et les demandeurs d’asile (3,5 millions) — a progressé de 2,3 millions par rapport à 2017.

Cette estimation reste « prudente », pointe le HCR, car « bien que la plupart des Vénézuéliens doivent pouvoir bénéficier du système de protection internationale des réfugiés, à peine un demi-million » ont déposé une demande d’asile.

– Syrie, Venezuela –

« Une fois de plus, les tendances vont dans la mauvaise direction. De nouveaux conflits (…) viennent s’ajouter aux anciens », a déclaré aux médias à Genève le Haut-Commissaire, Filippo Grandi, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à être plus uni afin de résoudre les conflits.

https://i2.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2016-01-14T183823Z_193140446_GF20000094943_RTRMADP_3_MIDEAST-CRISIS-JORDAN-SYRIA-REFUGEES_0.JPG

https://cdn-media.rtl.fr/cache/u9UhSf3BMGyN7zutGepLeg/880v587-0/online/image/2015/0906/7779626218_un-groupe-de-migrants-syriens-rejoignants-la-hongrie-par-la-serbie.JPG

Le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde est reparti à la hausse depuis 2009, enregistrant une forte progression entre 2012 et 2015 avec le conflit syrien.

Colombiens et Syriens sont les déplacés internes les plus nombreux.

En ce qui concerne les réfugiés, 5,5 millions sont des Palestiniens, qui relèvent de la compétence de l’UNRWA. Les autres proviennent, pour une grande majorité, de cinq pays: Syrie, Afghanistan, Soudan du Sud, Birmanie et Somalie.

Les Syriens – plus d’un demi-million- sont aussi ceux qui ont déposé le plus grand nombre de demandes d’asile l’an dernier, la majorité l’ayant fait en Turquie. Viennent ensuite les Vénézuéliens (341.800), qui se sont rendus pour la plupart en Colombie et au Pérou.

Alors que le Pérou a récemment imposé des visas aux Vénézuéliens, M. Grandi a appelé les pays de la région à les laisser entrer afin d’éviter un « embouteillage » aux frontières.

– ‘Féliciter l’Allemagne’ –

Quatre réfugiés sur cinq vivent dans le pays voisin du leur. La grande majorité vit donc dans des pays en développement.

Les Etats-Unis sont en revanche le pays qui a reçu le plus grand nombre de demandes d’asile l’an dernier, suivi du Pérou, de l’Allemagne, de la France et de la Turquie.

Pour la 4e année consécutive, la Turquie est le pays qui héberge la plus grande population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivi du Pakistan, de l’Ouganda, du Soudan et de l’Allemagne.

M. Grandi, qui présente le rapport du HCR à Berlin, a d’ailleurs salué la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel, qui avait pris la décision d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.

« Je n’ai pas l’habitude d’attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l’Allemagne pour ce qu’elle a fait. La chancelière a été courageuse », a-t-il dit.

Il a également appelé les Européens à trouver une solution durable sur le système de répartition des migrants. « On a derrière nous les élections européennes, on a des chiffres franchement gérables d’arrivées en Europe, c’est le moment d’affronter cette question ».

https://www.afp.com/fr/infos/334/record-mondial-plus-de-70-millions-de-refugies-et-deplaces-fin-2018-selon-lonu-doc-1hl44e2

https://staticr1.blastingcdn.com/media/photogallery/2015/6/20/660x290/b_1200x528/migrants-et-refugies-economiques_337949.jpg
https://static.lpnt.fr/images/2016/09/22/5419663lpw-5419802-article-refugies-jpg_3794583_660x281.jpg

Mai 2019 : Vers l’Abolition de la CSG !

 

 

 

le « Modèle français »

du consensus social est-il mort ?

Dans ce cas il faut reconquérir de nouveaux droits sociaux !

 

 Vers l’Abolition de la CSG !

 

Déjà plus de cinq mois de manifs hebdomadaires et de confrontation, souvent violente, avec les forces répressives du pouvoir n’ont pas permis de dessiner l’ébauche d’une solution crédible à la crise, ni l’ébauche d’une solution politique alternative.

Les quelques « mesures » prises par le pouvoir n’ont eu pour but que de faire illusion, de duper ceux qui ont bien voulu y croire, de faire payer un peu plus le contribuable, et donc de diviser le front unitaire qui s’était spontanément formé le 17 Novembre, au tout début du mouvement des Gilets Jaunes.

Une des premières motivations de ce mouvement était l’excès de pression fiscale en France. Une autre était le relèvement des bas revenus, et notamment du SMIC. Or le pouvoir a réussi ce tour de passe-passe de prétendre avoir augmenté le SMIC, alors qu’il n’a fait qu’augmenter encore la pression fiscale sans rien ajouter au SMIC qui n’était déjà prévu ! Une prime, et en plus limitée comme accès en pratique, n’a jamais été réellement un salaire.

Alors que parmi les taxes et impôts diverses, la CSG, à elle toute seule, représente déjà 9,2% du salaire brut, et notamment, du SMIC, soit 137,5€.(*)

Son abolition remonterait donc le salaire net du Smicard à 1308, 84€, soit déjà légèrement au dessus de la revendication initiale des Gilets Jaunes, qui était à 1300€ net sur la liste des 42 revendications du 29 Novembre 2018

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

Pour une famille monoparentale le seuil de pauvreté (Eurostat) est à 1334€, et ne serait donc pas encore franchi. C’est pourquoi la revendication récemment proposée sur la liste en 10 points, à 1400€ net, et reprise de la pétition Ab.CICE, n’est en rien abusive.

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/15/10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388

 

Il resterait donc près de 92€ à conquérir comme augmentation en salaire net, soit un équivalent total en salaire brut actuel de l’ordre de 1820€.

Cependant, incontestablement, une grande partie des TPE-PME, qui représentent 70% du salariat en France, ne peuvent déjà pas faire face à leurs charges sociales sans les aides financières déjà prises sur nos impôts et taxes, et, de plus, la CSG est encore un impôt supplémentaire destiné à financer directement la Sécu.

Par contre les grands groupes monopolistes industriels et financiers, qui échappent déjà par des moyens tant légaux que illégaux au fisc, et qui profitent et surtout, abusent en plus des aides publiques, réalisent des bénéfices exponentiels, qui ont même continué d’augmenter, malgré la crise.

Une nouvelle répartition des charges et cotisations sociales s’impose donc, comme corollaire indispensable, tant d’une hausse du SMIC que de l’abolition de la CSG, appelées à se réaliser conjointement.

Un tel mode de répartition, fixé par un quotient qui aura force de loi, et non pas comme faveur gouvernementale prise sur nos impôts, équivaut en fait à une véritable taxe sociale sur le capital financier.

C’est pourquoi, en dépit de leurs proclamations anti-fiscalité véhémentes, la plupart des « leaders » du mouvement GJ se gardent bien de mettre en avant une telle revendication, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Au moins pire des cas on retrouve parfois des formulations démagogiques mais délibérément inapplicables, faute d’une nouvelle répartition des charges.

C’est pourquoi il leur est plus commode d’amuser la galerie avec le RIC et le prétendu rétablissement de l’ISF qui ne représentera qu’un pourcentage extrêmement minime de la solution.

C’est pourquoi, des 10 points mis en avant comme objectifs sociaux, et bien évidemment, sans abandonner l’abrogation du CICE, complément indispensable et même urgent, c’est l’abolition de la CSG qui doit prévaloir comme mot d’ordre à court terme, parce que c’est, actuellement, celui qui peut amener à poser les vraies questions de la fiscalité et du progrès social en France. Et déboucher sur une remise en cause, non pas du « modèle français », déjà mort et enterré sous les précédents gouvernements, mais sur une remise en cause du système lui-même qui engendre ce genre de crise, en réalité insurmontable : le capitalisme.

Un système qui, depuis des mois, ne peut plus répondre aux besoins sociaux manifestement exprimés que par des coups de matraques, des pluies de grenades et des peines d’emprisonnement, a déjà, en réalité, cessé d’être légitime.

Il est déjà plus que temps, donc, pour le mouvement social, de s’unifier sur ses revendication les plus évidentes et les plus urgentes, et de faire ainsi valoir sa propre légitimité, base d’une réelle alternative sociale.

 

*****

( * Après la déduction forfaitaire de 1,75% pour frais professionnels)

 

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE

https://gjles42revendications.files.wordpress.com/2019/04/10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite.pdf

 

 

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

[ Liste également intégrée à la mise à jour de la pétition:
https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388  ]

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

 

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble du volet « contributions sociales » de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

 

*********************

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE

https://gjles42revendications.files.wordpress.com/2019/04/10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite.pdf

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/03/mouvement-social-10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/06/revendications-sociales-qui-paye-quoi/

 

***************************

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388

*******************************

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

1143 visites 4 avr. 2019 |

*************************

Assemblée GJ de St Nazaire: une approche critique…

 

Publiée initialement sur TML, reprise depuis sur différents sites, dont Agoravox, cette approche critique de l’ « Assemblée des Assemblées », qui s’est tenue à St Nazaire du 5 au 7 Avril dernier…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/08/miracle-a-st-nazaire-la-montagne-jaune-accouche-de-cinq-souris/

Miracle à St Nazaire :

la montagne jaune

accouche de cinq souris…

Wikipédia nous le dit, St Nazaire, altitude, 6 mètres… Pas de montagne pour justifier notre titre, donc, sauf l’Assemblée des Assemblées GJ, la 2ème du genre, après Commercy. Trois jours de débats marathons, selon l’avis même des participants… Prendre de la hauteur, vu la rhétorique finalement employée, cela semble avoir été néanmoins une de leurs préoccupations…

Le résultat tient donc officiellement en cinq documents PDF, totalisant difficilement 8 pages, en y incluant celles à demi ou aux trois quarts blanches…

Mais la qualité se juge à l’intensité du contenu, et non à la longueur du texte…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/08/miracle-a-st-nazaire-la-montagne-jaune-accouche-de-cinq-souris/

 

Revendications sociales : « Qui paye quoi ? »

Revendications
sociales :

 

« Qui paye

quoi ? »

 

On a suffisamment reproché au mouvement GJ, à ses débuts, cette contradiction : comment vouloir à la fois plus de progrès social et moins de taxes, sachant que c’est l’État qui finance une bonne partie des politiques sociales, et que l’État, c’est nous, financièrement, nous les contribuables et les taxes-payeurs !

Et effectivement Macron a su piéger le mouvement en faisant formellement des « concessions », mais qui seront aux frais du contribuable, d’une manière ou d’une autre… !

Depuis lors, le mouvement GJ n’a cessé de chercher sa voie, sans réellement sortir de ce cercle vicieux, d’ « Acte en Acte », tournant en rond dans les centres-villes, s’épuise, et voit surtout son soutien populaire s’éroder, inexorablement, malgré qu’aucune des questions sociales posées à partir du 17 Novembre n’ait été concrètement et durablement résolue.

En marge de la parution sur Agoravox de l’ébauche de plate-forme en 10 points, s’est donc esquissé, par contre, le début d’un débat qui mériterait d’être développé.

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

973 visites 4 avr. 2019 | 14 réactions | Luniterre   + Partager

En effet, la question « qui paye quoi ? » en termes de revendications sociales permet concrètement d’aller plus loin et de mieux comprendre l’impasse dans laquelle s’est fourvoyé le mouvement GJ, et avant lui, le « syndicalisme » traditionnel, y compris cégétiste.

Le fond de la question réside dans la source et la fonction du capital, et de savoir s’il peut ou non accéder aux revendications sociales, et surtout, en temps de crise.

En effet, le capital n’a pas pour fonction de répondre à des besoins sociaux, mais simplement de s’accumuler en se valorisant financièrement.

La production de biens et de services n’est qu’un des moyens de valorisation, pour le capital, mais pas le seul, depuis la financiarisation de l’économie, spectaculaire depuis ces dernières années, mais dont les racines remontent à la constitution des monopoles au début du 20ème siècle, même s’ils n’ont jamais été tout à fait absolus.

Autrement dit, les moyens financiers de satisfaire les revendications sociales les plus urgentes existent, même avec la « crise », et ils ont toujours existé.

La crise n’est jamais que celle de la valorisation, désormais fictive, du capital. Le capital « fictif » se valorise financièrement davantage en dehors du circuit productif qu’avec lui, même s’il en reste dépendant, paradoxalement.(*)

La valeur « fictive » du capital permet néanmoins au capitaliste financier d’assurer son train de vie en biens et services qui, eux, ont une valeur bien réelle.

Il n’a nul besoin de répondre concrètement aux besoins sociaux du plus grand nombre. Dans la concurrence effrénée que les capitalistes se livrent entre eux, répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre c’est un frein à la rentabilité des capitaux et rien d’autre.

En dehors de l’économie financière stricto sensu seuls les besoins solvables les plus rentables les intéressent encore. Ils ne sont pas entre eux en lutte pour un équilibre économique précaire qui répondrait aux besoins de tous, mais simplement pour une rentabilité maximum du capital.

C’est pourquoi exprimer les revendications sociales les plus urgentes, simplement mais carrément et sans détour, cela aboutit à remettre en cause le pouvoir du capital, et c’est pourquoi le mouvement GJ est dans l’impasse et ne peut formuler une plate-forme revendicative répondant réellement aux besoins du plus grand nombre : aucun de ses leaders peu ou prou reconnus ne veut réellement remettre en cause le capitalisme. Il en va de même du syndicalisme, y compris CGT, qui ne veut négocier que dans des limites compatibles avec le pouvoir des monopoles, en fait.

Pour comprendre cela, il faut encore rappeler que leur financement dépend essentiellement des subventions patronales et étatiques, ce qui revient au même, l’État étant depuis très longtemps au service des monopoles.

En France il est évident que la base économique et sociale est encore partagée avec une masse très importante de TPE-PME, mais qui dépendent, pour leur financement, des monopoles, à travers les banques qui sont également à leur service.

Il est tout aussi évident que la pression sociale est au maximum sur cette masse de « petites boites » qui représentent 70% du salariat en France, mais que rien ne peut être fait pour les soulager, au delà du seuil de leur survie, sans empiéter sur la rentabilité du grand capital, à travers une nouvelle répartition des charges sociales, et c’est aussi pourquoi ni le mouvement GJ, ni les syndicats ne vont dans ce sens, qui les mettrait face au véritable ennemi de la société : le capitalisme.

Un lecteur pose la question : «… ça pose un problème d’égalité devant la loi : sur quel fondement une entreprise paierait proportionnellement plus de cotisations sociales que d’autres ? »

Une question en guise de réponse… : « Où voyez vous une « égalité » dans le système actuel ? »

Il n’y en a aucune, vu la complexité, précisément, des usines à gaz que sont les différents dispositifs « légaux » dans ce domaine…

Il s’agit donc de déterminer un quotient, ce qui, précisément, permet d’éviter les effets de seuil [ autre question de ce lecteur].

Chiffres d’affaires et effectifs restent évidemment des critères de base, même si ce ne sont pas forcément les seuls.

Avec les outils informatiques modernes établir un tel quotient est nécessairement possible et peut être modulé, précisément, en fonction des données qui interviennent dedans. Il ne s’agit donc pas du pouvoir de la machine, ici, mais de son utilisation dans un but déterminé et négocié socialement et de fait, politiquement, au bon sens du terme.

Donc, non seulement ce n’est pas une voie sans issue, mais c’est même la seule qui soit rationnelle !

Actuellement, à travers tous les dispositifs mis en place par le système, très peu d’entreprises paient intégralement leurs charges, sinon aucune, nous fait remarquer ce lecteur. Et pourtant, in fine, à travers d’autres dispositifs, et notamment fiscaux (CSG, CRDS), le budget de la Sécu doit nécessairement être bouclé, tôt ou tard… Il reformule donc sa question : « doit il forcément être assis sur le travail ? »

Alors que cette question n’a pas de sens réel, en fin de compte, dans la mesure où l’essentiel de la valeur est bien créé par le travail, quoi qu’il en soit, d’une manière ou d’une autre, que ce soit l’argent des retraites, des impôts ou les dividendes du capital, et le capital lui-même, à la base…

Et donc, d’où que vienne l’argent, c’est essentiellement du travail, transformé sous une forme ou sous l’autre.

A travers les revendications sociales, il s’agit donc de restituer aux travailleurs et à leurs familles ce qui leur revient légitimement pour satisfaire au moins les besoins sociaux essentiels, ce qui n’est bien souvent plus le cas, avec la crise. 

Donc, pour en revenir à notre questionnement de base : « Qui paye quoi ? », « payer » n’a de sens négatif que dans la mesure ou la valeur est détournée par le capital. Dans la mesure où elle peut être restituée, c’est simplement de répartition qu’il s’agit.

Et si, en fonction du rapport de force dans la lutte de classe, elle peut être intégralement restituée et répartie entre les travailleurs et leurs familles, c’est alors de socialisme qu’il s’agit, au véritable sens du terme, et non plus de capitalisme.

Dans ce cas « payer » c’est simplement faire valoir le droit que chacun a à sa part personnelle du fruit du travail collectif de la société.

C’est aussi pourquoi, au delà de la formulation claire et carrée des revendications sociales les plus immédiates se pose essentiellement la question de la finalité de la production de biens et de services, c’est à dire du travail de tous :

__En fonction de la rentabilité du capital ou en fonction de la réponse aux besoins sociaux immédiats du plus grand nombre ?

C’est, en réalité à travers la question du prix des carburants, la question qui s’est ébauchée le 17 Novembre, et qui a été presque aussitôt mise de côté par tous les intervenants, et dès le 24 Novembre au soir, au « 20h » sur les Champs Élysées !

 [Source:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/04/06/revendications-sociales-qui-paye-quoi/ ]

*****************************

(* __ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

__  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/     )

***************************************************

 

 

 

Sur le même thème, cet autre article également republié sur AGORAVOX:

« Les Taxateurs »

Il est pas un jour qui n’apporte sa taxe. Vous savez compris il n’y a pas une faute d’orthographe, mais ceux qui en font une ce sont tous ces élus Lrem qui croient au Dieu monnaie comme tous les hommes de la planète et en ont fait un sarcophage meurtrier pour qui s’y intègre au delà de son utilité échange. S’instruire et comprendre l’existence ne se « mathématise » pas.  Quand nous faisons cela nous réduisons nos capacités d’innovations de créativités en chaque citoyen pour produire des élites politiques nourris au même sein.

Ce gouvernement, face au ras le bol déclenché par les taxes qui se substituent aux impôts continu dans cette voie entre promesses de réduction des impôts et création de taxes en compensation.
Pourtant les gilets jaunes ne sont pas en reste. Ils refusent de financer le coût de leur existence qui se traduit par la réalisation de services qu’ils réclament tout en acceptant une organisation monétaire qui les « Plume ».
J’aurais aimé lire ou entendre renversons la bourse ou la BCE, ou bien créons de la monnaie. En réponse le pouvoir pour financer leurs demandes va leur prélever ce qui leur donne. Qui donc voulons nous qui paient les riches ne le sont pas devenus par leur travail, mais par ceux qui l’exécutaient. Cela n’a pas changé. L’entreprise ne crée ni de la richesse ni des emplois. Seul l’homme qui travaille ou fabrique les outils qui le remplace créer son bien-être. Mais encore faudrait il qu’il soit au fait de la connaissance de son existence, ce qui n’est pas le cas, sans cela nous ne serions pas dans une organisation capitaliste du travail.
En douterions-nous ? Quand un  employeur versé un salaire a celui dont il loue les services, il doit vendre le produit du travail de son employé augmenté de sa marge.
Ainsi si l’employé reçoit un salaire de 100 € son travail sera revendu avec une marge en plus, admettons 10 €, cela portera, le produit, le bien, le service à 110 €. Qui donc est le client ?  Celui qui dispose d’un revenu, du foyer fiscal. Il y en à combien ? Sur une population française de 67 millions d’habitants  28 mils disposent d’un revenu, 6 mils comme employeurs et 22 mils comme salariés. Ce sont donc les  salariés qui compose
le groupe social familial qui consomme le plus. C’est groupe social qui en consommant achete toutes les charges et prélèvements qui est réclamé aux entreprises. Ex, l’entreprise verse 100€ de salaire, 10 € de charges salariales, 10 € d’impôt, plus 10 € d’autres taxes, et 20 € de tous frais de production, au total la production du salarié revient à 150 €. A cette somme l’entreprise y ajoutera sa marge, 10 € , l’entreprise devra vendre le travail réalisé 160 €. Il est donc aisé de comprendre qu’avec seulement 100 € de revenu le salarié ne pourra pas acheter son travail qui est vendu à 160 €.

Mais plus loin dans la réflexion que sont les 20 € de frais de production ?
Ils ne sont que le coût du travail des hommes qui ont été rémunéré avec ces 20 €. Continuons, que sont les 10 € de charges, les 10 € d’impôts, les 10 € d’autres taxes ?
Je pense que chacun à déjà compris que ce sont des sommes qui serons reversé en revenus pour payer tous les agents des services publics et des services réglé par le budget de l’État.
Que faut il comprendre de tout cela, que personne d’autre que les salariés et en moins grands nombres les employeurs ne paieront le coût de l’existence humaine. L’ENTREPRISE ne paie rien, l’ÉTAT ne paie rien : que faut il pour ne pas comprendre cela si ce n’est retourner s’instruire et en retour recevoir un revenu de 60 € à fin de créer de la monnaie hors du seul travail et enrichir nôtre intelligence pour construire une société à inventer pour sortir de cette dualité de l’exploitation d’hommes par d’autres, pour qu’entreprendre, être entrepreneur ne soit pas synonyme d’exploitation.

Les gilets jaunes n’ont pas avoir peur de revendiquer, maintenant l’on sait qui paiera.
Pour nous diriger l’on sait maintenant pour qui il ne faut pas voter, bon courage.

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/03/les-taxateurs.html

[ NDLR: A noter que dans un autre article, cet auteur appelle assez clairement à l’abstention pour les élections européennes.]

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/04/abstenez-vous-ou.html

MOUVEMENT SOCIAL: 10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

 

MOUVEMENT SOCIAL:

.

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

.

.

POUR

LE 1ER MAI

ET ENSUITE…!

[ Cette nouvelle édition sera également proposée comme mise à jour de la pétition Ab.CICE ]

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ?

C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative.

Près de cinq mois après le début de la lutte, il n’existe toujours pas de plate-forme revendicative réellement unitaire à laquelle on puisse se référer pour comprendre les objectifs du mouvement.

Si la répression féroce dont il est l’objet de la part du pouvoir ne mobilise pas davantage, ne crée pas suffisamment d’élan de solidarité populaire active, c’est bien que les objectifs du mouvement ne sont plus compréhensibles pour la plupart des gens, en regard de leurs besoins sociaux immédiats et urgents, alors que ce lien s’était pourtant fortement établi à partir du 17 Novembre.

Le but n’est donc pas d’ « attendre » passivement le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, comme une occasion à la fois unique et nouvelle de renouer le lien du 17 Novembre.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale.

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est vitalement nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ.

Sous une apparence « unitaire », le RIC, même s’il peut présenter un intérêt politique à plus long terme, est bien l’une des impasses vers lesquelles le pouvoir a réussi à aiguiller le mouvement pour le tenir actuellement éloigné du terrain des luttes sociales prolétariennes et de la réponse rapide nécessaire aux situations d’urgences créées par la crise, qui ont suscité l’élan populaire massif et irrésistible du 17 Novembre.

C’est cet élan que le 1er Mai peut permettre de retrouver pour reconstruire le rapport de force qui fera réellement plier le pouvoir, cette fois ci, sans accréditer une nouvelle pirouette de Macron comme celle du 10 Décembre.

Cela ne peut encore se faire que sur la base d’une plate-forme nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité populaire et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre.

Une des causes de la révolte du 17 Novembre est le déclassement des classes moyennes. C’est pourquoi la faible hausse du SMIC a suffi à rompre le lien en train de se faire avec les classes prolétariennes les plus démunies. Pour éviter un nivellement par le bas des salaires il faut donc à la fois rétablir l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation, et un relèvement du SMIC et du minimum retraite, et de tous les bas salaires.

Et non pas accepter des mesures qui alourdissent encore la fiscalité, comme celles prises par Macron le 10 Décembre.

Cela n’aboutit qu’à renforcer encore plus les causes de la crise et leurs conséquences sur les classes populaires. Alors qu’il faut au contraire réduire la pression fiscale, par exemple en abolissant carrément la CSG, et donc alléger le budget de l’Etat, notamment en abrogeant totalement le CICE et ses substituts.

La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget ne doit plus dépendre du contribuable et devra donc être principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié.

>>> Le salaire net doit donc devenir le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

Une nouvelle revendication essentielle peut donc être l’ABOLITION DE LA CSG et l’établissement de COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS  :

Tous les bénéficiaires des prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG  , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement «  généralisée  ». 

Le rétablissement de l’ISF est devenu une des rares revendications emblématiques du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie «  immobilière  » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie «  mobilière  », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus.

Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, «  flat tax  », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la Sécu, pour 9,7%, et une part «  Impôt de solidarité  », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une «  flat tax  » totale de 17,2%.

La CSG étant à abolir, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la «  flat tax  » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale.

Couplée avec le maintien de l’IFI, cette nouvelle Contribution sociale sur les revenus du Capital remplacera donc l’ISF.

Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une «  Contribution au Logement Social ».

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, à l’origine de la crise du 17 Novembre et encore actuelle, il reste inextricable, et plutôt que de rentrer dans le détail, une solution enfin efficace, contrairement à celle du 10 Décembre, consiste à simplifier:

___De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata. 

___GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

Il ne s’agit pas pour autant d’imposer tel ou tel type de revendication, mais en fonction des études et articles publiés au cours de ces cinq mois de lutte, de proposer une remise à jour des objectifs de lutte en fonction des données économiques réelles et actuelles qui en ressortent.

 

 

Ci dessous, en résumé

et également en DOC PDF imprimable,

les 10 points essentiels :

 

MOUVEMENT SOCIAL:

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

 

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE: Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire «  chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

[ DOC PDF >>> CLIQUER SUR L’IMAGE >>> ]