10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

[ Liste également intégrée à la mise à jour de la pétition:
https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388  ]

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

 

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

 

*********************

 

https://gjles42revendications.files.wordpress.com/2019/04/10-propositions-pour-une-nouvelle-plate-forme.pdf

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/03/mouvement-social-10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/06/revendications-sociales-qui-paye-quoi/

 

***************************

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388

*******************************

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

1143 visites 4 avr. 2019 |

*************************

Publicités

Assemblée GJ de St Nazaire: une approche critique…

 

Publiée initialement sur TML, reprise depuis sur différents sites, dont Agoravox, cette approche critique de l’ « Assemblée des Assemblées », qui s’est tenue à St Nazaire du 5 au 7 Avril dernier…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/08/miracle-a-st-nazaire-la-montagne-jaune-accouche-de-cinq-souris/

Miracle à St Nazaire :

la montagne jaune

accouche de cinq souris…

Wikipédia nous le dit, St Nazaire, altitude, 6 mètres… Pas de montagne pour justifier notre titre, donc, sauf l’Assemblée des Assemblées GJ, la 2ème du genre, après Commercy. Trois jours de débats marathons, selon l’avis même des participants… Prendre de la hauteur, vu la rhétorique finalement employée, cela semble avoir été néanmoins une de leurs préoccupations…

Le résultat tient donc officiellement en cinq documents PDF, totalisant difficilement 8 pages, en y incluant celles à demi ou aux trois quarts blanches…

Mais la qualité se juge à l’intensité du contenu, et non à la longueur du texte…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/08/miracle-a-st-nazaire-la-montagne-jaune-accouche-de-cinq-souris/

 

Revendications sociales : « Qui paye quoi ? »

Revendications
sociales :

 

« Qui paye

quoi ? »

 

On a suffisamment reproché au mouvement GJ, à ses débuts, cette contradiction : comment vouloir à la fois plus de progrès social et moins de taxes, sachant que c’est l’État qui finance une bonne partie des politiques sociales, et que l’État, c’est nous, financièrement, nous les contribuables et les taxes-payeurs !

Et effectivement Macron a su piéger le mouvement en faisant formellement des « concessions », mais qui seront aux frais du contribuable, d’une manière ou d’une autre… !

Depuis lors, le mouvement GJ n’a cessé de chercher sa voie, sans réellement sortir de ce cercle vicieux, d’ « Acte en Acte », tournant en rond dans les centres-villes, s’épuise, et voit surtout son soutien populaire s’éroder, inexorablement, malgré qu’aucune des questions sociales posées à partir du 17 Novembre n’ait été concrètement et durablement résolue.

En marge de la parution sur Agoravox de l’ébauche de plate-forme en 10 points, s’est donc esquissé, par contre, le début d’un débat qui mériterait d’être développé.

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

973 visites 4 avr. 2019 | 14 réactions | Luniterre   + Partager

En effet, la question « qui paye quoi ? » en termes de revendications sociales permet concrètement d’aller plus loin et de mieux comprendre l’impasse dans laquelle s’est fourvoyé le mouvement GJ, et avant lui, le « syndicalisme » traditionnel, y compris cégétiste.

Le fond de la question réside dans la source et la fonction du capital, et de savoir s’il peut ou non accéder aux revendications sociales, et surtout, en temps de crise.

En effet, le capital n’a pas pour fonction de répondre à des besoins sociaux, mais simplement de s’accumuler en se valorisant financièrement.

La production de biens et de services n’est qu’un des moyens de valorisation, pour le capital, mais pas le seul, depuis la financiarisation de l’économie, spectaculaire depuis ces dernières années, mais dont les racines remontent à la constitution des monopoles au début du 20ème siècle, même s’ils n’ont jamais été tout à fait absolus.

Autrement dit, les moyens financiers de satisfaire les revendications sociales les plus urgentes existent, même avec la « crise », et ils ont toujours existé.

La crise n’est jamais que celle de la valorisation, désormais fictive, du capital. Le capital « fictif » se valorise financièrement davantage en dehors du circuit productif qu’avec lui, même s’il en reste dépendant, paradoxalement.(*)

La valeur « fictive » du capital permet néanmoins au capitaliste financier d’assurer son train de vie en biens et services qui, eux, ont une valeur bien réelle.

Il n’a nul besoin de répondre concrètement aux besoins sociaux du plus grand nombre. Dans la concurrence effrénée que les capitalistes se livrent entre eux, répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre c’est un frein à la rentabilité des capitaux et rien d’autre.

En dehors de l’économie financière stricto sensu seuls les besoins solvables les plus rentables les intéressent encore. Ils ne sont pas entre eux en lutte pour un équilibre économique précaire qui répondrait aux besoins de tous, mais simplement pour une rentabilité maximum du capital.

C’est pourquoi exprimer les revendications sociales les plus urgentes, simplement mais carrément et sans détour, cela aboutit à remettre en cause le pouvoir du capital, et c’est pourquoi le mouvement GJ est dans l’impasse et ne peut formuler une plate-forme revendicative répondant réellement aux besoins du plus grand nombre : aucun de ses leaders peu ou prou reconnus ne veut réellement remettre en cause le capitalisme. Il en va de même du syndicalisme, y compris CGT, qui ne veut négocier que dans des limites compatibles avec le pouvoir des monopoles, en fait.

Pour comprendre cela, il faut encore rappeler que leur financement dépend essentiellement des subventions patronales et étatiques, ce qui revient au même, l’État étant depuis très longtemps au service des monopoles.

En France il est évident que la base économique et sociale est encore partagée avec une masse très importante de TPE-PME, mais qui dépendent, pour leur financement, des monopoles, à travers les banques qui sont également à leur service.

Il est tout aussi évident que la pression sociale est au maximum sur cette masse de « petites boites » qui représentent 70% du salariat en France, mais que rien ne peut être fait pour les soulager, au delà du seuil de leur survie, sans empiéter sur la rentabilité du grand capital, à travers une nouvelle répartition des charges sociales, et c’est aussi pourquoi ni le mouvement GJ, ni les syndicats ne vont dans ce sens, qui les mettrait face au véritable ennemi de la société : le capitalisme.

Un lecteur pose la question : «… ça pose un problème d’égalité devant la loi : sur quel fondement une entreprise paierait proportionnellement plus de cotisations sociales que d’autres ? »

Une question en guise de réponse… : « Où voyez vous une « égalité » dans le système actuel ? »

Il n’y en a aucune, vu la complexité, précisément, des usines à gaz que sont les différents dispositifs « légaux » dans ce domaine…

Il s’agit donc de déterminer un quotient, ce qui, précisément, permet d’éviter les effets de seuil [ autre question de ce lecteur].

Chiffres d’affaires et effectifs restent évidemment des critères de base, même si ce ne sont pas forcément les seuls.

Avec les outils informatiques modernes établir un tel quotient est nécessairement possible et peut être modulé, précisément, en fonction des données qui interviennent dedans. Il ne s’agit donc pas du pouvoir de la machine, ici, mais de son utilisation dans un but déterminé et négocié socialement et de fait, politiquement, au bon sens du terme.

Donc, non seulement ce n’est pas une voie sans issue, mais c’est même la seule qui soit rationnelle !

Actuellement, à travers tous les dispositifs mis en place par le système, très peu d’entreprises paient intégralement leurs charges, sinon aucune, nous fait remarquer ce lecteur. Et pourtant, in fine, à travers d’autres dispositifs, et notamment fiscaux (CSG, CRDS), le budget de la Sécu doit nécessairement être bouclé, tôt ou tard… Il reformule donc sa question : « doit il forcément être assis sur le travail ? »

Alors que cette question n’a pas de sens réel, en fin de compte, dans la mesure où l’essentiel de la valeur est bien créé par le travail, quoi qu’il en soit, d’une manière ou d’une autre, que ce soit l’argent des retraites, des impôts ou les dividendes du capital, et le capital lui-même, à la base…

Et donc, d’où que vienne l’argent, c’est essentiellement du travail, transformé sous une forme ou sous l’autre.

A travers les revendications sociales, il s’agit donc de restituer aux travailleurs et à leurs familles ce qui leur revient légitimement pour satisfaire au moins les besoins sociaux essentiels, ce qui n’est bien souvent plus le cas, avec la crise. 

Donc, pour en revenir à notre questionnement de base : « Qui paye quoi ? », « payer » n’a de sens négatif que dans la mesure ou la valeur est détournée par le capital. Dans la mesure où elle peut être restituée, c’est simplement de répartition qu’il s’agit.

Et si, en fonction du rapport de force dans la lutte de classe, elle peut être intégralement restituée et répartie entre les travailleurs et leurs familles, c’est alors de socialisme qu’il s’agit, au véritable sens du terme, et non plus de capitalisme.

Dans ce cas « payer » c’est simplement faire valoir le droit que chacun a à sa part personnelle du fruit du travail collectif de la société.

C’est aussi pourquoi, au delà de la formulation claire et carrée des revendications sociales les plus immédiates se pose essentiellement la question de la finalité de la production de biens et de services, c’est à dire du travail de tous :

__En fonction de la rentabilité du capital ou en fonction de la réponse aux besoins sociaux immédiats du plus grand nombre ?

C’est, en réalité à travers la question du prix des carburants, la question qui s’est ébauchée le 17 Novembre, et qui a été presque aussitôt mise de côté par tous les intervenants, et dès le 24 Novembre au soir, au « 20h » sur les Champs Élysées !

 [Source:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/04/06/revendications-sociales-qui-paye-quoi/ ]

*****************************

(* __ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

__  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/     )

***************************************************

 

 

 

Sur le même thème, cet autre article également republié sur AGORAVOX:

« Les Taxateurs »

Il est pas un jour qui n’apporte sa taxe. Vous savez compris il n’y a pas une faute d’orthographe, mais ceux qui en font une ce sont tous ces élus Lrem qui croient au Dieu monnaie comme tous les hommes de la planète et en ont fait un sarcophage meurtrier pour qui s’y intègre au delà de son utilité échange. S’instruire et comprendre l’existence ne se « mathématise » pas.  Quand nous faisons cela nous réduisons nos capacités d’innovations de créativités en chaque citoyen pour produire des élites politiques nourris au même sein.

Ce gouvernement, face au ras le bol déclenché par les taxes qui se substituent aux impôts continu dans cette voie entre promesses de réduction des impôts et création de taxes en compensation.
Pourtant les gilets jaunes ne sont pas en reste. Ils refusent de financer le coût de leur existence qui se traduit par la réalisation de services qu’ils réclament tout en acceptant une organisation monétaire qui les « Plume ».
J’aurais aimé lire ou entendre renversons la bourse ou la BCE, ou bien créons de la monnaie. En réponse le pouvoir pour financer leurs demandes va leur prélever ce qui leur donne. Qui donc voulons nous qui paient les riches ne le sont pas devenus par leur travail, mais par ceux qui l’exécutaient. Cela n’a pas changé. L’entreprise ne crée ni de la richesse ni des emplois. Seul l’homme qui travaille ou fabrique les outils qui le remplace créer son bien-être. Mais encore faudrait il qu’il soit au fait de la connaissance de son existence, ce qui n’est pas le cas, sans cela nous ne serions pas dans une organisation capitaliste du travail.
En douterions-nous ? Quand un  employeur versé un salaire a celui dont il loue les services, il doit vendre le produit du travail de son employé augmenté de sa marge.
Ainsi si l’employé reçoit un salaire de 100 € son travail sera revendu avec une marge en plus, admettons 10 €, cela portera, le produit, le bien, le service à 110 €. Qui donc est le client ?  Celui qui dispose d’un revenu, du foyer fiscal. Il y en à combien ? Sur une population française de 67 millions d’habitants  28 mils disposent d’un revenu, 6 mils comme employeurs et 22 mils comme salariés. Ce sont donc les  salariés qui compose
le groupe social familial qui consomme le plus. C’est groupe social qui en consommant achete toutes les charges et prélèvements qui est réclamé aux entreprises. Ex, l’entreprise verse 100€ de salaire, 10 € de charges salariales, 10 € d’impôt, plus 10 € d’autres taxes, et 20 € de tous frais de production, au total la production du salarié revient à 150 €. A cette somme l’entreprise y ajoutera sa marge, 10 € , l’entreprise devra vendre le travail réalisé 160 €. Il est donc aisé de comprendre qu’avec seulement 100 € de revenu le salarié ne pourra pas acheter son travail qui est vendu à 160 €.

Mais plus loin dans la réflexion que sont les 20 € de frais de production ?
Ils ne sont que le coût du travail des hommes qui ont été rémunéré avec ces 20 €. Continuons, que sont les 10 € de charges, les 10 € d’impôts, les 10 € d’autres taxes ?
Je pense que chacun à déjà compris que ce sont des sommes qui serons reversé en revenus pour payer tous les agents des services publics et des services réglé par le budget de l’État.
Que faut il comprendre de tout cela, que personne d’autre que les salariés et en moins grands nombres les employeurs ne paieront le coût de l’existence humaine. L’ENTREPRISE ne paie rien, l’ÉTAT ne paie rien : que faut il pour ne pas comprendre cela si ce n’est retourner s’instruire et en retour recevoir un revenu de 60 € à fin de créer de la monnaie hors du seul travail et enrichir nôtre intelligence pour construire une société à inventer pour sortir de cette dualité de l’exploitation d’hommes par d’autres, pour qu’entreprendre, être entrepreneur ne soit pas synonyme d’exploitation.

Les gilets jaunes n’ont pas avoir peur de revendiquer, maintenant l’on sait qui paiera.
Pour nous diriger l’on sait maintenant pour qui il ne faut pas voter, bon courage.

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/03/les-taxateurs.html

[ NDLR: A noter que dans un autre article, cet auteur appelle assez clairement à l’abstention pour les élections européennes.]

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/04/abstenez-vous-ou.html

MOUVEMENT SOCIAL: 10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

 

MOUVEMENT SOCIAL:

.

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

.

.

POUR

LE 1ER MAI

ET ENSUITE…!

[ Cette nouvelle édition sera également proposée comme mise à jour de la pétition Ab.CICE ]

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ?

C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative.

Près de cinq mois après le début de la lutte, il n’existe toujours pas de plate-forme revendicative réellement unitaire à laquelle on puisse se référer pour comprendre les objectifs du mouvement.

Si la répression féroce dont il est l’objet de la part du pouvoir ne mobilise pas davantage, ne crée pas suffisamment d’élan de solidarité populaire active, c’est bien que les objectifs du mouvement ne sont plus compréhensibles pour la plupart des gens, en regard de leurs besoins sociaux immédiats et urgents, alors que ce lien s’était pourtant fortement établi à partir du 17 Novembre.

Le but n’est donc pas d’ « attendre » passivement le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, comme une occasion à la fois unique et nouvelle de renouer le lien du 17 Novembre.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale.

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est vitalement nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ.

Sous une apparence « unitaire », le RIC, même s’il peut présenter un intérêt politique à plus long terme, est bien l’une des impasses vers lesquelles le pouvoir a réussi à aiguiller le mouvement pour le tenir actuellement éloigné du terrain des luttes sociales prolétariennes et de la réponse rapide nécessaire aux situations d’urgences créées par la crise, qui ont suscité l’élan populaire massif et irrésistible du 17 Novembre.

C’est cet élan que le 1er Mai peut permettre de retrouver pour reconstruire le rapport de force qui fera réellement plier le pouvoir, cette fois ci, sans accréditer une nouvelle pirouette de Macron comme celle du 10 Décembre.

Cela ne peut encore se faire que sur la base d’une plate-forme nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité populaire et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre.

Une des causes de la révolte du 17 Novembre est le déclassement des classes moyennes. C’est pourquoi la faible hausse du SMIC a suffi à rompre le lien en train de se faire avec les classes prolétariennes les plus démunies. Pour éviter un nivellement par le bas des salaires il faut donc à la fois rétablir l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation, et un relèvement du SMIC et du minimum retraite, et de tous les bas salaires.

Et non pas accepter des mesures qui alourdissent encore la fiscalité, comme celles prises par Macron le 10 Décembre.

Cela n’aboutit qu’à renforcer encore plus les causes de la crise et leurs conséquences sur les classes populaires. Alors qu’il faut au contraire réduire la pression fiscale, par exemple en abolissant carrément la CSG, et donc alléger le budget de l’Etat, notamment en abrogeant totalement le CICE et ses substituts.

La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget ne doit plus dépendre du contribuable et devra donc être principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié.

>>> Le salaire net doit donc devenir le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

Une nouvelle revendication essentielle peut donc être l’ABOLITION DE LA CSG et l’établissement de COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS  :

Tous les bénéficiaires des prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG  , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement «  généralisée  ». 

Le rétablissement de l’ISF est devenu une des rares revendications emblématiques du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie «  immobilière  » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie «  mobilière  », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus.

Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, «  flat tax  », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la Sécu, pour 9,7%, et une part «  Impôt de solidarité  », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une «  flat tax  » totale de 17,2%.

La CSG étant à abolir, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la «  flat tax  » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale.

Couplée avec le maintien de l’IFI, cette nouvelle Contribution sociale sur les revenus du Capital remplacera donc l’ISF.

Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une «  Contribution au Logement Social ».

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, à l’origine de la crise du 17 Novembre et encore actuelle, il reste inextricable, et plutôt que de rentrer dans le détail, une solution enfin efficace, contrairement à celle du 10 Décembre, consiste à simplifier:

___De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata. 

___GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

Il ne s’agit pas pour autant d’imposer tel ou tel type de revendication, mais en fonction des études et articles publiés au cours de ces cinq mois de lutte, de proposer une remise à jour des objectifs de lutte en fonction des données économiques réelles et actuelles qui en ressortent.

 

 

Ci dessous, en résumé

et également en DOC PDF imprimable,

les 10 points essentiels :

 

MOUVEMENT SOCIAL:

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

 

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE: Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire «  chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

[ DOC PDF >>> CLIQUER SUR L’IMAGE >>> ]

Mai 2019 : une mutinerie sociale générale est-elle encore possible?

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/03/28/mai-2019-une-mutinerie-sociale-generale-est-elle-encore-possible/

 

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tentés de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ?

C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative.

Le but n’est justement pas d’ »attendre » le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, ce qui n’est pas le cas des divers processus actuellement en cours.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale.

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité nouvelle et élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ.

Concernant le RIC, absent de la liste, ce n’est pas actuellement réellement une préoccupation sociale, ni des masses, ni du prolétariat, plus spécifiquement, et n’a donc pas sa place dans les revendications immédiates.

Pour autant, il est encore possible de le « resocialiser » en quelque sorte, sur un objectif et un débat concret, en lien avec la hiérarchie des salaires.

En effet, il nous faut à la fois combattre les risques d’un tassement vers le bas et la réalité bien actuelle des inégalités exponentielles qui se sont creusées.

En PJ, deux docs de données utiles sur le sujet.

Salaires PDG en France

SALAIRES DIRECTEURS ET CADRES

A mettre en débat, donc, l’idée d’une « fourchette » de salaires/revenus, allant du SMIC à N fois le SMIC…!

5, 10, 20, 50, 100, 1000 fois le SMIC pour un salaire maxi ??? Voilà un débat public qui promet d’être animé et de pointer les aberrations extrêmes et l’absurdité économique et sociale que représente le capitalisme, et par conséquent, d’ouvrir également le débat sur la possibilité d’une alternative socialiste prolétarienne…!

Actuellement, selon « Proxinvest », cela peut aller jusqu’à 1300 fois le SMIC, en France…!

Cette idée concrète de débat et de RIC pourrait figurer dans un bref exposé de la situation sociale actuelle en France, au verso d’un tract reprenant la plate-forme, et donc en complément des revendications immédiates.

*********************

>>> Quelques réflexions qui ont guidé cette recherche, et le résultat final, à la suite :

**************************

Résumée ou pas, la plate-forme  ???

>>> oui, nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre.

>>> au maximum une dizaine de revendications, à la fois les plus urgentes et les plus stratégiques en termes d’unité, et si possible résumées, au final sur une seule face A4…

(>>> voir un essai pdf en PJ >>> ESSAI PLATE FORME >>> Au verso, un court exposé de la situation serait donc possible également.)

Les articles, publiés sur Solydairinfo et TML, entre autres, au fil de ces mois de lutte avaient pour but de provoquer la réflexion sur le thème de cette plate-forme, et non d’imposer telle ou telle solution. A mesure du temps ils ont exposé au cours de cette réflexion les principales données économiques et sociales du problème.

Pourtant, effectivement, cela n’a pas mobilisé, n’ a pas abouti. Pourquoi  ? En cherchant à avancer, notamment sur la question du SMIC, il semble que la nature interclassiste du mouvement, et son origine principale dans les classes moyennes en voie de «  déclassement  » en sont encore la cause.

En effet un mouvement centré sur le relèvement du SMIC risquait et risque encore d’aboutir à un tassement de la hiérarchie des salaires vers le bas et confirmer ce «  déclassement  » au lieu de le combattre. Ce syndrome tend à éloigner les classes moyennes d’un soutien actif à cette revendication et il faut donc en tenir compte.

Néanmoins, il a été pris pour base, dans les articles, le fait que le SMIC puisse maintenir une famille monoparentale au dessus du seuil de pauvreté «  Eurostat  », et donc porté à 1400 € net. (contre 1171 actuels et 1300 dans la liste des 42)

>>> On doit garder cela en point n°1  :

«  __1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté «  Eurostat  ».  »

Mais en conséquence, le point 2 pourrait donc être  :

«  __2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. »

En même temps que son tour de bonneteau, malheureusement assez réussi, sur le SMIC, le pouvoir a tenté d’entortiller les retraités avec son histoire de «  hausse de CSG non appliquée  ». Concernant la CSG, on verra ce qu’il en est plus loin, mais la question d’un «plancher retraite» demeure, et était posée dans la liste des 42, à 1200€. En conséquence, le point 3 peut être  :

«  __3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois. »

>>>  «1200 net  » en raison d’une Contribution Sociale spécifique, non plus «  Généralisée  » >>>voir ce point + loin.

D’une manière générale, pour éviter un nouveau tassement des revenus des classes populaires il est nécessaire de ré-instaurer une échelle mobile en fonction de l’inflation  :

«  __(4)_Indexation de tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux sur l’inflation.  »

>>> ce point peut avantageusement être rapproché et intégré au 2, qui deviendrait  :

«  __2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. 

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.  »

>>> Les deux points suivants traitent des charges et cotisations sociales et expliquent d’eux-mêmes le pourquoi des revendications en net, et non pas en brut, sans qu’il soit réellement besoin d’un exposé théorique complémentaire  :

«  __4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES  :

>>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.  »

«  __5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES  :

La valeur crée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leur besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent.

>>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.  »

A approfondir, néanmoins >>> «  Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent.  » >>> Quotient à déterminer.

Dans cette même logique on en arrive donc au problème de l’abolition de la CSG, qui se comprend également de lui-même  :

«  __6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS  :

Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG  , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariées doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement «  généralisée  ».  »

Le rétablissement de l’ISF est devenu une revendication emblématique du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie «  immobilière  » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie «  mobilière  », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus.

Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, «  flat tax  », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la sécu, pour 9,7%, et une part «  Impôt de solidarité  », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une «  flat tax  » totale de 17,2%.

La CSG étant abolie, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la «  flat tax  » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale.

«  __7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL  , à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la «flat-tax» actuelle. L’IFI sera maintenu.  »

«  __8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une «  Contribution au Logement Social  »  .  »

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, il reste inextricable, ( https://selectra.info/energie/guides/tarifs/taxes ) et plutôt que de rentrer dans le détail, le mieux est de simplifier  :

«  __9_PRIX DES CARBURANTS  : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.  »

«  __10_GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base de taxe unique sera appliqué. De plus, elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.  »

A DÉBATTRE…!!!

******************************

Que l’on ne se méprenne pas, le but d’une telle plate-forme est bien à l’évidence d’être communiquée partout où c’est possible!

Simplement, il n’ y a pas de priorité spéciale pour les diverses « tendances » du mouvement GJ, qui, jusqu’à présent, ne font pas du 1er Mai une priorité ou un objectif particulièrement important, ou même, pas du tout, jusqu’à preuve du contraire!

Ce qu’il faut bien constater, c’est l’isolement relatif dans lequel s’est fourvoyé le mouvement GJ: malgré sa résistance acharnée et méritoire, il s’est pour l’essentiel coupé des masses et ne peut plus être qualifié de tel, malgré le nombre encore relativement important de gens qu’il peut mobiliser.

Il n’y a donc pas plus de « mouvement de masse GJ », à proprement parler, à l’heure actuelle, que de beurre en broche…

Il ne s’agit donc pas de cela, mais effectivement de susciter un débat sur la perspective d’un 1er Mai qui pourrait relancer le mouvement social sur des bases revendicatives nouvelles, mais qui sont la suite du 17 Novembre, quant au fond.

Politiquement, l’idée de proposer un RIC sur la rémunération maximum des Big Bosses peut être intéressante en termes de communication et serait effectivement un moyen d’intéresser concrètement un public plus large au  sujet du RIC, pourquoi pas…

En réalité il semble que le RIC, actuellement, même pour ses promoteurs zélés, n’est qu’un hochet intellectuel et qu’ils n’ont pas réellement envie de le voir aboutir… C’est pour la plupart simplement un truc qui leur permet de se poser en société, de causer dans les médias et les salons, éventuellement en réunion publique, et c’est tout…

Ce thème de RIC à mettre en avant, sur une « fourchette » entre SMIC et salaire maxi, peut donc être aussi un moyen de mettre au pied du mur les promoteurs acharnés du RIC et de les démasquer pour les opportunistes qu’ils sont, le plus souvent…!

Le RIC ne sera vraiment une arme révolutionnaire que lorsque les masses s’en empareront sur un thème qui les mobilise, et celui-ci est un débat assez récurrent, dans l’air du temps… De plus, il permet de remettre en cause le principe même des superprofits actuels et donc de remettre en cause le système, si on arrive à mener ce débat intelligemment.

 

 

 

Trois mois de luttes du mouvement GJ – Mise à jour de la pétition!

 

Bonjour à tous,

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage », telle est la stratégie du pouvoir, depuis le 17 Novembre. Multipliant les provocations policières, casseurs et tagueurs « infiltrés », « philosophe au contact », mais « philosophe » au parcours d’expression notoirement provocateur et raciste assumé, tout cela ne peut que provoquer les réactions souhaitées pour discréditer le mouvement et faire dévier le débat public loin des préoccupations sociales qui restent pourtant l’urgence, après trois mois de lutte.

Bien évidemment, les insultes proférées sont condamnables en tant que telles et c’est à la justice de déterminer leur caractère éventuellement antisémite ou non.

Le débat sur le prétendu confusionnisme, entre antisionisme et antisémitisme, est également celui voulu par le pouvoir pour faire dévier le débat loin du malaise social et se trouve, quand au fond, tout à fait hors sujet par rapport aux préoccupations immédiates de la majorité des travailleurs, des retraités et des mères de familles de ce pays.

C’est ce qu’a montré l’échec relatif et consternant du « grand rassemblement » Place de la République, dont les chiffres « officiels » nous restent, cette fois ci, « mystérieusement » cachés… : à force de crier « Au loup ! » à tout propos et surtout, hors de propos, la crédibilité du pouvoir en matière de défense des libertés est totalement émoussée et ne mobilise plus guère que ses propres sympathisants et la partie la plus déconsidérée de la classe politique.

Lorsque les GJ sont dans la rue, les situations tendues sont celles créées délibérément par le pouvoir, et en fin de compte, même la responsabilité des quelques « dérapages » lui incombe, dans la mesure où ils sont largement et délibérément provoqués.

Après trois mois de lutte, la résistance continue malgré ces manœuvres extrêmement malsaines de pourrissement du conflit social, et le seul résultat est qu’elles freinent effectivement l’apparition d’une plateforme unitaire de revendications. Créer et entretenir la division au sein même des classes populaires, telle est, en réalité, l’aspect fondamental de la stratégie du pouvoir, alors même qu’il se prétend le garant de l’unité du pays.

C’est aussi le but du mirage de ce pseudo-dialogue institué par le « grand débat » dont les problèmes sociaux réels sont évacués par avance.

Au tournant de ces trois mois il apparaît donc clairement que c’est dans la capacité de formuler enfin une plate-forme unitaire de revendications sociales que se trouve le second souffle possible de la résistance du mouvement GJ.

Différentes tentatives ont eu lieu en ce sens, sans réellement aboutir encore. Par défaut, peut-on dire, c’est la liste des 42 revendications du 29 Novembre qui reste la référence la plus courante. Pourtant, si elle n’a pas rempli réellement son rôle de plate-forme unitaire, c’est bien parce qu’elle a besoin d’être amendée, tant en fonction de l’évolution du mouvement que de celle de l’environnement économique et social.

C’est dans cet esprit qu’à été créée la pétition que vous avez signé et qui est donc, malgré tout, plus que jamais d’actualité, même si c’est une réalité sur laquelle il reste difficile de communiquer.

Trois mois de luttes, c’est aussi trois mois de réflexions, d’études et de recherches sur la réalité des données économiques dont le pouvoir et les partis politiques traditionnels, et même les bureaucraties syndicales, veulent en réalité tenir éloignées les catégories populaires pourtant réellement concernées.

C’est pourquoi il nous paraît juste de communiquer aujourd’hui sur la republication, notamment sur Solydairinfo et Agoravox, d’un récapitulatif de différentes études parues au cours de ces trois mois, et dont les extraits choisis contiennent l’essentiel des données économiques, fiscales et sociales de la situation actuelle en France.

GJ-les42Revendications

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/02/21/trois-mois-de-luttes-du-mouvement-gj-mise-a-jour-de-la-petition/

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/16/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-des-gj-et-toujours-un-pognon-dingue-du-cote-du-capital/

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-212737

 

17Novembre

– 17 Février

3 mois de luttes des GJ

et toujours un « pognon dingue »

…du côté

du Capital !

Les « mesures Macron » du 10 décembre 2018 avaient pour but immédiat de désamorcer la colère populaire en répondant à ce qui paraissait être l’urgence sociale.

Or cette urgence provenait d’abord de la surtaxation des carburants. L’allègement immédiat, sous forme d’abrogation de la hausse prévue, couplé avec une conjoncture de baisse relative du prix du pétrole, a effectivement créé l’illusion d’une victoire tactique des GJ.

Le tour de passe-passe concernant l’élargissement de la « prime d’activité » très mensongèrement baptisée « hausse du SMIC » a permis de focaliser la détresse des plus démunis sur les démarches administratives nécessaires pour décrocher cette carotte médiatiquement agitée sur les écrans devant leurs nez et sous leurs yeux provisoirement ébahis…

En termes de surtaxation et de pression fiscale, pourtant, globalement, le résultat est bel et bien le contraire, avec un accroissement du déficit public(Annexe 1), du but initialement fixé par les GJ, et la « victoire tactique » s’est dissipée dans la fumée des lacrymos, tandis que les Actes Hebdomadaires des GJ sont devenus pour la plus grande masse un spectacle « street western » où l’on compte les points, les foules, les morts et les blessés, les mois de prisons distribués en fonction de l’audimat généré par les « prévenus », etc… Un spectacle où la sympathie générale va plutôt du côté des costumes jaunes fluo, mais où le pouvoir s’entend à faire reluire, à l’occasion, la cote des bleus, et sinon, et en tout cas, à en faire l’épouvantail idéal pour le défoulement des frustrations sociales irrécupérables, quant au fond…

Le « grand débat » n’a pas réussi à supplanter le spectacle de la rue, mais même le refus d’y inscrire l’ISF au chapitre du « débat fiscal » permet de continuer de focaliser, avec l’aide des syndicats, l’attention du public sur une chimère de « justice sociale », alors que la réalité des chiffres et leur démesure est tout à fait ailleurs…

Récapitulation des différents aperçus du problème exposés au fil de ces trois mois sur TML…

On a donc extrait les passages des articles où sont exposés les chiffres essentiels qui permettent de mesurer l’ampleur de la problématique économique actuelle, c’est à dire, sa démesure, en fait.

Mais c’est dans cette démesure même que l’on découvre les marges comptablement réalisables des véritables revendications sociales, encore actuellement inexprimées en tant que force sociale unitaire réellement organisée, et qui permettraient, à tout le moins, de les établir comme légitimes.

Un travail qui reste donc entièrement à faire…

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

(…)Car non seulement la pression fiscale en France continue de battre des records, mondiaux et européens (1), mais le déficit budgétaire annuel, qui s’était sensiblement réduit les deux précédentes années, est reparti à la hausse, et très fortement, en 2018, et le nouveau projet de budget pour 2019 accentue encore cette hausse, à 98,7 Milliards d’euros !! (2) ( 107 Milliards d’euros, depuis >>> Annexe 1)

Mais il est important de comprendre que même avec une « réduction » du déficit budgétaire, il s’agissait donc toujours d’un budget qui restait déficitaire ! Même avec une réduction de quelques milliards ces dernière années, jusqu’en 2017, c’était encore 67,8 Milliards d’euros qui manquaient pour atteindre l’équilibre budgétaire.

Suite à la crise de 2008 et à ses conséquences immédiates, le déficit avait atteint un niveau record en 2010, et commençait à se réduire, depuis, sans toutefois retrouver ses niveaux d’avant crise, pourtant déjà très élevés. En réalité, depuis 1975 tous les budgets annuels ont été déficitaires, à des degrés divers (3). 1975, ce sont encore les conséquences du premier « choc pétrolier » qui se font sentir, c’est-à-dire, en réalité, les conséquences de la rupture des accords financiers de Bretton Woods, imposée par les USA pour enrayer leur propre crise du moment. Cette crise, liée en grande partie à la guerre du Vietnam, et plus généralement, à la volonté d’expansionnisme forcené des USA, est la première grande cassure structurelle de l’après-guerre, à l’échelle mondiale. Si ses conséquences sociales sont restées relatives, à court terme, elle connaîtront une brusque aggravation dès le début des années 80, sous Mitterrand, en France, avec les effets des politiques désinflationnistes, qui se combinent avec les débuts de la désindustrialisation et donc aussi avec l’augmentation drastique du chômage.

C’est là qu’est né l’usage courant d’expressions telles que « nouveaux pauvres » et SDF.

Évolution de la dette publique française entre 1974 et 2016

(en % du PIB)

.

Mais encore plus concrètement, une succession, et de plus, ininterrompue pendant plus de 40 ans, de déficits annuels successifs, c’est aussi une accumulation de la dette, ce qu’illustre le graphique ci-dessus.

On y voit que le ratio de la dette par rapport au PIB avoisine 100%, et il est désormais effectivement à 99% !! (4)

Et bien entendu, la « croissance » de la dette n’est pas qu’en valeur relative du PIB, mais bien aussi en valeur absolue, ce qu’illustre cet autre graphique, jusqu’aux années plus récentes.

Dans ce maelstrom financier étatique une dette n’est généralement remboursée, au mieux, que par une autre, et si la charge globale de l’intérêt de la dette n’emporte pas le tout, ce n’est dû qu’à une autre originalité de la situation actuelle, qui maintient des taux d’intérêts anormalement bas. Une situation dont la pérennité reste relative, du reste, et constamment remise en question, à l’échelle internationale.

Ceci dit, même dans la situation actuelle, le poste des intérêts de la dette est loin d’être négligeable, à 41,7 Milliards d’euros, en 2017, soit 16,73% des recettes fiscales de l’Etat. (5) Loin d’être une modeste danseuse, la charge des intérêts de la dette est à elle seule une dévoreuse, une pompe qui s’auto-alimente et déforme la perspective politique.

D’ores et déjà, une partie de la « taxe verte » TICPE, tout comme une partie du montant de nos simples PV, sont détournés de leurs objectifs initiaux supposés pour aller combler une partie de ce gouffre. (6)

Il est courant, et le pouvoir ne s’en prive pas, de pointer l’importance particulière des dépenses sociales en France… (… « Un pognon de dingue ») (7)

************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

(…)  Le président osait affirmer, au soir du 10 Décembre :

« Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur. » ( 4 )

C’était déjà, avant l’heure, la magie de Noël…

Eberlués par tant d’audace, il a fallu un temps aux téléspectateurs avant de reprendre leurs esprits…

Quelques trois heures avaient néanmoins suffi aux journalistes du « Parisien », pourtant pas forcément des aigles, à décrypter ce mensonge…( 3 )

Car une prime n’est pas juridiquement un salaire, et donc très formellement la parole du président ainsi prononcée constitue un mensonge pur et simple.

https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/salaire.php

Et la « prime d’activité » est même encore d’autant moins un « salaire » qu’elle est et sera, même selon la nouvelle « formule promise », versée par le biais de la CAF et ne figurera donc évidemment pas sur la fiche de paye… !

Au jour d’aujourd’hui, le seul acquis concret, concernant le SMIC, se présente donc ainsi :

http://www.smic-horaire.com/

A comparer avec 2018 :

Soit une augmentation « royale » de 26 € !!!

Selon les promesses du pouvoir, toutefois, le chiffre en bas de la fiche de paye devrait se voir gratifié de 20 € supplémentaires, au titre d’un « allègement des cotisations sociales »…

Soit apparemment, une augmentation supplémentaire du « net », le portant ainsi à 1191 €, encore loin des 1300 revendiqués, donc…

Mais surtout, cela pose la question de l’origine réelle de ces 20 €…

« Mesures d’allègement des charges des entreprises » :

Usines à gaz en série… Qui les paye ?

Une énième « réduction » des charges sociales…

Comme le révèle assez ingénument un document d’ « information publique », ce ne sont pas moins de 82 mesures d’ « allègement » des charges sociales des entreprises qui se sont succédé, et souvent, cumulées, depuis les premiers pas d’Édouard Balladur sur cette voie, en 1993.( 5 )

Ici, avec ces 20 €, il s’agit donc d’une part d’allègement qui sera rétrocédée au salarié, sans pour autant que son salaire de base n’augmente donc réellement. Quelle est l’origine administrative précise de ces 20 € dans la litanie de ces mesures, mystère…

Mais tout comme le tour de passe-passe effectué avec la prime d’activité, et malgré la mise en scène « spectaculaire », au sens « debordien » du terme, de l’annonce du 10 Décembre dernier, ce n’était en rien une invention in extremis en réponse aux Gilets Jaunes, mais simplement une légère avance sur le calendrier macronien des promesses électorales, datant déjà de Février 2017 .

https://fr-fr.facebook.com/EmmanuelMacron/videos/1921229571442953/

« 13ème mois. Une personne au SMIC pourra gagner 100€ net en plus chaque mois grâce à la réduction des cotisations salariales et à l’augmentation de la prime d’activité. »

La motivation rituellement invoquée pour chacune de ces nouvelles usines à gaz, c’est la compétitivité des entreprises françaises, c’est à dire le « coût » du travail, qui serait trop élevé, dans un environnement économique mondialisé…

Or le principe même du SMIC, à l’origine, le SMIG ( 6 ), c’est bien de correspondre au moins aux besoins sociaux incompressibles du salarié, et pas seulement en termes de pouvoir d’achat immédiat, mais aussi de prestations sociales, de santé, de retraite, etc..

Tous ces services indispensables au moins au maintien en l’état de la force de travail ont effectivement un coût, qui est donc lui-même incompressible, tout comme le coût des biens de consommation courante utiles à la survie du travailleur, et tout comme les transports, individuels (automobile) ou collectifs, qui lui permettent de se rendre à son travail, tout comme le logement, même le plus modeste qui soit.

Or toute la richesse nationale produite tant en termes de biens que de services l’est par la communauté des travailleurs de toutes catégories sociales.

Le produit global de ce travail vise-t-il à répondre ou non aux besoins sociaux de la dite communauté de travailleurs, telle est la question de fond et la seule qui vaille vraiment, d’une manière ou d’une autre, pour comprendre les problèmes sociaux de plus en plus insolubles qui se posent, et singulièrement depuis la crise de 2008.

Telle est, au fond, la question qui a créé ce sentiment d’unanimité populaire autour du mouvement des Gilets Jaunes.

**********************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

(…) Bien évidemment la revendication de rétablissement de l’ISF, emblématique en matière de justice fiscale, n’est pas que purement symbolique, et on comprend bien qu’elle soit reprise par le mouvement GJ. Toutefois, en faire une ressource majeure, sinon la ressource unique, comme dans ce tract CGT, d’une « fiscalité équitable », cela relève effectivement de la pure démagogie. Si l’on veut véritablement chercher à comprendre et à expliquer ce que pourrait être une fiscalité réellement plus équitable, il est donc absolument nécessaire de dénoncer cette démagogie.

C’est nécessaire autant pour poser les bases d’un débat utile au sein du mouvement GJ que pour renouer avec l’image extrêmement positive qui était la sienne à l’origine, et que le pouvoir, et ici, avec l’aide de la CGT, s’ingénie à détruire.

En effet, bon an mal an, l’ISF rapportait à l’Etat 4 à 5 Milliards d’Euros, au grand maximum.

« En 2008, il a rapporté 4,2 milliards d’euros, soit environ 1,5 % des recettes fiscales de l’État ou 0,5 % du total des prélèvements obligatoires. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune

« Pour sa dernière année d’existence,[2017] l’ISF a été rentable. Selon un rapport d’information de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, les recettes générées se sont élevées à 5,56 milliards d’euros. Un record. Initialement, la loi de finances 2017 ne tablait d’ailleurs que sur 5,4 milliards d’euros après les 5,2 milliards d’euros constatés en 2016. (…) L’Etat n’a toutefois pas réellement encaissé 5,56 milliards d’euros l’an passé. L’ISF était en effet plafonné afin que l’ensemble des impôts des redevables ne dépasse pas 75% de leurs revenus. Ainsi, le plafonnement a retiré 1,33 milliard d’euros de recettes en 2016. Le produit net de l’ISF a donc été de 4,23 milliards d’euros. »

https://argent.boursier.com/impots/actualites/pour-sa-derniere-annee-lisf-a-rapporte-4-23-milliards-deuros-5045.html

Ces 4,2 Milliards sont donc à comparer avec la nature des autres recettes fiscales, et notamment, avec la TVA, que la CGT voudrait donc, selon ce tract, voir disparaître et compenser essentiellement par le retour de l’ISF :

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-130.png

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-19.html

Comme on le voit, même si le montant total prévisionnel de la TVA collectée par l’Etat est en baisse pour 2019, avec 130,3 Milliards d’Euros, c’est tout de même plus de 31 fois le montant de l’ISF… !!!

De la part de responsables syndicaux supposés avoir une formation militante et donc au moins quelques notions rudimentaires d’économie, rédiger et diffuser un tract présenté ainsi, et voulant, de plus et très explicitement, avec la symbolique de l’image en tête, représenter l’alliance éventuelle du mouvement GJ et du syndicalisme, c’est délibérément à la fois manipuler les GJ locaux et donner d’eux une image particulièrement négative qui ne peut concourir qu’à enterrer leur mouvement tout en prétendant « être solidaires ».

Alors que dès le début du mouvement GJ, au moment où se construisait encore le rapport de force qui allait contraindre le pouvoir macronien à un recul tactique, le débat social a porté d’une manière générale sur la pression économique induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, une très grande confusion s’était établie sur toutes ces questions, et notamment celle de la frontière entre cotisations sociales (« charges sociales ») et taxes et impôts à proprement parler.

Le rôle des syndicats, et notamment de la CGT, aurait du être d’intervenir pour clarifier ces questions et proposer des solutions revendicatives à la hauteur des enjeux.

*********************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

  (suite)

(…)   « Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.» (2 ) (Vœux de Macron…!)

Dans un cas comme dans l’autre, c’est, selon l’expression populaire, « l’hôpital qui se moque de la charité » !

Depuis 1991 le taux de CSG n’a cessé d’augmenter, et vient de passer, en 2019, de 8,3% à 9,2% sur les revenus d’activité… !

Une certaine différenciation s’est toutefois opérée, et encore tout récemment, donc, sous la pression du mouvement des Gilets Jaunes, aboutissant à des taux différenciés en vue de soulager les retraites les plus modestes.

Des exonérations existaient déjà pour les très petites retraites depuis quelques années, mais l’annulation de la hausse pour certaines aboutit donc à une différenciation encore plus grande, évidemment bienvenue dans le cadre de la crise actuelle.

Rappelons tout de même qu’il s’agit là de cas de retraités qui se situent, le plus souvent, en dessous du seuil de pauvreté, à 1026 euros/mois pour une personne vivant seule, par exemple. (3)

Rappelons encore, précisément pour rester cohérents dans l’élaboration de nos revendications, que la liste du 29 Novembre (dite des 42 Revendications, ou « directives du peuple » – (4) posait 1200 euros net comme minimum de retraite.

Ce minimum doit donc soit être exonéré lui-même, soit être augmenté d’une quote-part reversée au titre de la CSG, ce qui serait évidemment, en réalité, encore plus cohérent !

Dans les conditions actuelles d’inégalité sociale extrême où l’Etat se voit dans la nécessité d’exonérer les plus faibles retraites, parler de contribution sociale « généralisée » n’est donc plus réellement le terme adapté. En serait-on pour autant arrivés à un état de « justice sociale » réelle, comme le prétendent nos politiciens de service depuis Rocard ?

Si le budget de la Sécu a quasiment atteint l’équilibre en 2018, ce n’est donc évidemment pas sans l’apport de la CSG, qui y contribue pour 23% :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-11.gif

Si l’on s’en tient au résultat pour 2018, cela représente donc 114 Milliards d’euros (sur 498), franchissant ainsi la barre des 100 Milliards qui n’était que « frôlée » en 2017, avec 99,4 Milliards, déjà.

« En 2017 (avant l’augmentation des taux), pour l’ensemble des attributaires, le rendement de la CSG nette s’est élevé à 99,4 milliards d’euros. La composante la plus importante de la CSG est celle assise sur les revenus d’activités »(5)

Difficile d’anticiper ce qu’il en sera réellement en 2019, mais ces 114 Milliards sont donc à comparer, désormais, avec les 130 Milliards prévus au titre de la TVA. « Impôt » ou « cotisation sociale », quoi qu’il en soit, la CSG est devenue le deuxième prélèvement obligatoire, après la TVA, et loin devant l’impôt sur le revenu, qui ne représente plus, si l’on ose dire, « que » 70 Milliards d’euros… En est-on arrivés pour autant à plus de « justice sociale » dans la répartition des charges, avec ce système « hybride », mi-impôt mi-cotisation?

Dans le débat de 1991 un député rappelait déjà, à ce propos, la célèbre recette du pâté d’alouette, à savoir, une alouette pour un cheval… Voyons ce qu’il en était, en 2017, de l’origine de ces charges sociales…

https://fr.wikipedia.org/api/rest_v1/page/graph/png/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e/0/5a3e8a3dfdebbcf78322bc0bc1b5bdf2e6aaf3dd.png

On n’a donc pas ici de chiffres exacts en pourcentages, mais le rapport de proportion visible montre que la plus grande partie des 99,4 Milliards d’euros de CSG de cette année là incombent au »cheval » des salariés et des retraités. De plus, il est à considérer que les revenus du patrimoine sont aussi parfois ceux de familles de classes moyennes et non réellement de capitalistes invétérés…

Au final, la part incombant réellement aux revenus du capital reste ultra-minoritaire. Une « alouette » très peu déplumée, en fait…

Bien évidemment, il faut tenir compte que cette somme globale, pour faramineuse qu’elle soit, n’est donc que pour 23% du budget de la Sécu, et que la répartition totale va peut être dans un sens différent… Or qu’en est-il réellement ?

En 2016, la répartition globale, incluant donc la CSG, se situait ainsi :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-14.gif

Ici les critères retenus sont donc différents, mais on a, pour point de comparaison, la part des revenus d’activité (salaires), des revenus de remplacement (retraites), et des revenus du capital.

Or il se trouve que l’on a, pour 2018, et suite à l’augmentation de la CSG, la situation suivante :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-15.gif

On constate ici, avec des critères identiques, les deux schémas se faisant suite dans le document d’origine (6), que la part imposée au capital a encore diminué, et que celle à la charge des salariés, par contre, a encore nettement augmenté.

Outre ce constat d’évidence, le document, issu du sénat, et qui n’a donc rien d’un pamphlet révolutionnaire, constate :

« Le résultat brut de la mesure d’augmentation de la CSG est négatif pour la sécurité sociale de 0,5 milliard d’euros et positif pour l’État de 5,94 milliards d’euros, via l’ajustement de la fraction de TVA et l’affectation du prélèvement de solidarité. »

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-16.gif

Comme on peut le voir encore ici, l’ambivalence du statut de la CSG n’est, en pratique non plus, pas forcément levée. Et d’autant moins qu’on a déjà vu, à propos de la TICPE (3), que la destination finale des recettes fiscales est souvent loin de leur but originellement invoqué, et ce qui est étiqueté « social » dans les recettes du budget général de l’Etat, est en fait soumis au sort commun de ses dépenses et autres dettes dont l’aspect « social » est loin d’être le maître mot.

Autre exemple, en 2019, la CSG sur les revenus du capital continue, quant à elle, de baisser… ! (7) Le taux global d’imposition sur le capital, le PFU, dit « flat tax », reste certes constant, et son aspect « social », très formellement aussi, par l’instauration d’un « prélèvement de solidarité » qui remplace une série d’autres taxes préexistantes. Néanmoins, il s’agit là clairement encore d’un impôt et non d’une participation aux charges sociales :

« A compter du 1er janvier 2019, un prélèvement de solidarité sur les revenus du patrimoine et les produits de placement au taux de 7,50% est instauré. L’assiette du prélèvement est identique à celle de la CSG sans qu’il soit toutefois possible d’y échapper pour les non-résidents. Le produit du prélèvement est par ailleurs affecté au budget de l’Etat, et non à celui de la sécurité sociale, comme la CSG et la CRDS. » (7)

Du reste, l’instauration de cette « flat tax » elle-même, en remplacement, en 2018, de la fiscalité préexistante sur le capital, était évidemment loin d’être « mal vécue » par ce type de contribuable… :

https://youtu.be/l1oZeFFPMf8

Autrement dit, de la part de ce petit monde, c’est encore  …« Merci Macron, président des riches » !

En conclusion provisoire, ce qui ressort donc de la situation actuelle, ce n’est pas seulement l’accentuation de la pression fiscale mais l’accentuation globale de la pression induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, à la fois en charges, en taxes et en impôts.

Or, ce qui rend cette pression de plus en plus insupportable, en réalité, c’est précisément le mouvement de transfert des charges sociales vers le budget de l’Etat et la fiscalité. Et cela parce que ce mouvement, comme on vient de le voir, n’est pas neutre. Ce n’est pas une suite d’opérations « blanches » de transferts d’un compte sur un autre. C’est à travers toute l’évolution de ce processus, un transfert de plus en plus lourd de la part des charges sociales incombant au capital vers le monde du travail, vers l’ensemble des catégories populaires et prolétariennes, et de plus en plus, avec l’approfondissement de la crise, vers les classes moyennes.

******************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

(…) Ce que le 17 Novembre avait mis en mouvement, c’est précisément tout le petit peuple « périphérique » qui ne se reconnaît pas, et pour cause, dans les bureaucraties syndicales.

Une majorité « silencieuse » qui avait soudain trouvé la voie de son expression en bloquant les ronds-points…

Comprendre la différence entre cette base sociale et celle des syndicats, c’est d’autant plus simple, à l’issue de la journée du 5 Février…

A  lire les textes CGT, tracts ou articles, le capital se résumerait au CAC 40 en France… Si effectivement le capital financier est la force politique réellement dominante, le tissu économique et social français ne s’y résume pas, et de loin, tant en matière d’emploi que de rémunérations, donc.

Les PME représentent à elles seules près de 50% de l’emploi en France…

Les TPE encore 20% de plus….

Et les 30% restants ???

 

La fonction publique, stricto sensu, représente 20% de l’emploi en France.

 

Et il y  a encore près de 5% des salariés qui dépendent du secteur public sans être fonctionnaires stricto sensu. (*)

 

Autrement dit, le salariat des grosses entreprises, celles qui servent directement de base économique et sociale au capital financier, ne représentent au plus que 5 à 6% du total des salariés.

Pour affiner encore cette approche il faudrait encore préciser, dans ces 6%, combien se trouvent directement dans le secteur productif, combien sont payés au SMIC, productifs ou non, etc…

 

C’est probablement faisable, mais la disproportion des chiffres d’ensemble, par rapport au discours habituel de la gauche, « extrême » ou non, suffit à en comprendre la vacuité totale.

La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs, se trouvent dans les PME et les TPE.

La base économique et sociale des bureaucraties syndicales, y incluant même, à quelques exceptions près, les sections anarcho-syndicalistes, se trouve dans les 30%, secteur public et grosses boites, qui ne sont pas majoritairement smicards, ni même concernés par ce niveau de rémunérations.

Dans ces conditions, il est logique que le langage de la CGT reste hermétique au plus grand nombre, qui ne se sent tout simplement pas concerné…! De l’agit-prop essentiellement ciblée vers sa base « utilitaire », en quelque sorte, de la part de la CGT… Pas de risque de débordement…

Pour ce public, réclamer à la fois le SMIC à 1800 €, une hausse générale des salaires, retraites, minima sociaux, et la suppression des aides publiques aux entreprises, la suppression de la TVA et de toutes les taxes, une réforme de la fiscalité, etc…(**) tout cela ne pose pas de problème de cohérence, c’est seulement le langage auquel il est habitué depuis des décennies et qui l’amène à défiler régulièrement et rituellement dans les rues derrière ses banderoles syndicales, même si en rangs de plus en plus clairsemés, au fil des ans…

S’il est clair que les groupes financiers, industriels et commerciaux qui dominent la vie sociale et politique française se gavent au détriment de l’immense majorité et pourraient manifestement non seulement se passer des « aides publiques » sous quelque forme que ce soit, mais en outre, contribuer socialement réellement à hauteur de leurs superprofits, le cas de la plupart des TPE-PME est pourtant beaucoup plus nuancé.

En réalité, et contrairement à une idée reçue, l’artisan ou le petit entrepreneur qui travaille au quotidien sur les chantiers avec son personnel n’a pas forcément intérêt à le sous-payer. Pour autant, augmenter le SMIC, pour la plupart d’entre eux, ne peut se faire actuellement qu’avec des aides publiques sur les charges, aides qu’ils doivent quémander tout aussi bureaucratiquement que leurs salariés pour la nouvelle « prime macron ».

Néanmoins, comme on l’a déjà vu (***), le principe des aides publiques, complètement injuste et aberrant en pratique, même pour les TPE-PME, doit être tout à fait abandonné.

C’est pourquoi il est donc nécessaire de revendiquer une nouvelle répartition des charges sociales, qui permettra d’augmenter réellement le SMIC sans surcharger les TPE-PME, qui représentent 70% de l’emploi salarié en France.

La répartition des charges et cotisations pourrait donc être réglementée de façon progressive croissante pour charger davantage les groupes financiers et moins les TPE-PME selon un prorata tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombre de salariés. C’est à dire un moyen indirect mais incontournable de taxer socialement le capital, en fait. (Annexe 2)

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Un ensemble de revendications concernant la répartition est aussi possible à travers une alternative « différenciée » à la CSG, c’est à dire, au moins, excluant cette taxe des salaires, alternative qui devrait donc viser également, et encore plus directement, les superprofits du capital financier.

 

Autrement dit, ce type de revendication, incluant une réforme de la CSG, qui n’est déjà plus véritablement « généralisée », et devrait donc être encore plus « différenciée », selon les catégories économiques et sociales, pourrait former la base d’un front social populaire et prolétarien véritablement représentatif de la très grande majorité du corps social, contrairement aux syndicats, et construire une alternative réellement démocratique qui balaierait le système actuel comme un fétu de paille, lorsque la base de ce front sera unie sur un programme revendicatif approprié. C’est l’ébauche d’un tel front qui s’était formée, sur le terrain, le 17 Novembre et dans les premières semaines qui ont suivi.

************************

ANNEXE 1

Une actualisation du déficit public, en rapport avec les « mesures Macron », se trouve faite par recoupement des diverses infos suite au rapport de la Cour des Comptes :

« Les mesures décidées en décembre dernier en réponse au mouvement des « gilets jaunes » (élargissement de la prime d’activité, heures supplémentaires défiscalisées, suppression de la taxe carbone, etc.) ont laissé une facture « d’un montant de l’ordre de 11 milliards d’euros » et « modifient la trajectoire de finances publiques »

(…)Cela devrait gonfler le déficit public cette année à 3,2 % de PIB (contre 2,8 % initialement attendu). Cette dérive pèserait sur le seul Etat, qui devrait avoir en 2019 un solde négatif représentant 4 % de PIB après 3,1 % en 2018 et 2,8 % en 2017.

(…) Bercy table toujours officiellement sur une croissance de 1,7 %, « mais la dégradation rapide de l’environnement mondial […] fait peser un risque plutôt à la baisse sur la prévision » tandis que l’impact des  « mesures gilets jaunes » pour le pouvoir d’achat reste « incertain ».

https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0600639635770-la-cour-des-comptes-critique-linsuffisance-du-bilan-budgetaire-de-macron-2242511.php

Le budget de l’État français pour 2019 fixe les recettes et les dépenses prévues pour l’année 2019. Présenté en conseil des ministres le 24 septembre 2018, il a été adopté en lecture définitive par l’Assemblée nationale le 20 décembre 2018 et promulgué le 28 décembre, avec un déficit budgétaire prévisionnel de 107 milliards d’euros et un déficit public d’environ 47% des ressources de l’Etat (3,2 % du produit intérieur brut). Son examen par le Parlement a été marqué par le mouvement des Gilets jaunes qui a conduit à l’introduction de mesures d’urgences dégradant le solde budgétaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2019

« Un CICE très coûteux

Sans surprise, les magistrats s’inquiètent de l’impact des mesures prises lors de la crise des « gilets jaunes », qui vont alourdir le déficit public d’au moins sept milliards d’euros. Et encore, à condition que les mesures de compensation évoquées soient bien prises. Or, le gouvernement n’a pas encore traduit dans les textes son souhait de restreindre la baisse de l’impôt sur les sociétés et de taxer les géants du numérique. De même, il n’a pas détaillé les économies sur les dépenses de l’Etat, attendues à 1,5 milliard. Alors que la croissance économique ralentit, la Cour juge donc « fragile » la prévision de déficit public à 3,2% du PIB en 2019, après 2,7% en 2018.

Mais ce n’est pas tant ce chiffre qui inquiète les magistrats. En effet, si la France dépasse les 3%, c’est en partie dû à un événement exceptionnel: le basculement du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allègements de charges, qui coûte 0,9 point de PIB. »

https://www.challenges.fr/economie/la-cour-des-comptes-sermonne-emmanuel-macron_640846

Rappelons que l’ « exceptionnel » de cette « bascule » est appelé à durer trois ans, en réalité, pour « respecter » la contractualité du CICE, et qu’il nous coûte, en 2019, la bagatelle de 40 Milliards d’euros, soit pratiquement dix fois le mythique et défunt ISF…

Une « bascule » de plus encore transformée en culbute …pour le Capital !

*****************

ANNEXE 2

Au départ du mouvement des Gilets Jaunes il y a le ras-le-bol des taxes et des impôts qui réduisent fortement la possibilité de vivre simplement de son travail. L’argent de l’État, c’est essentiellement, à la source, le nôtre, celui de tous les travailleurs. Est-ce que le produit de notre travail sert réellement à répondre à nos besoins sociaux ou bien seulement à grossir encore les super-profits du CAC 40 ? Une question posée avec acuité à propos de l’évolution du CICE et de ses succédanés. Et désormais, l’objet d’une pétition… :

Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel

Une pétition proposée sur le blog « Gilets Jaunes-Les 42 Revendications » :

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/01/23/une-petition-pour-relever-le-smic-en-abrogeant-le-cice/

https://www.institut-pandore.com/wp-content/uploads/2014/08/download.gif

.

POUR METTRE FIN

A UN SCANDALE D’ÉTAT

A 40 MILLIARDS D’EUROS !!

Et pour un minimum de décence sociale dans notre pays,

Abrogation réelle et définitive du CICE et de ses substituts !

 

Fin décembre 2018 se terminait officiellement le CICE mis en place en 2013 sous Hollande, déjà avec l’appui d’Emmanuel Macron. Mais en fait ce crédit d’impôt annuel aux entreprises était remboursable sur trois ans.

Il court donc encore en réalité jusqu’en 2021.

Dès le 1er Janvier 2019, il est néanmoins déjà remplacé par un allègement des charges sociales aux entreprises, également couvert par l’État, et pour la même somme annuelle de 20 Milliards d’Euros. 

En 2019, les deux montants se cumulent donc pour la somme totale de 40 Milliards d’Euros.

Soit la valeur de 1/7ème des recettes fiscales de la France qui se trouve donc gaspillée d’entrée de jeu… Alors que des besoins sociaux vitaux dans le pays ne sont plus satisfaits et que le peuple manifeste contre l’injustice fiscale et pour que cesse le gaspillage des deniers publics qui sont essentiellement le fruit de son travail.

En effet, non seulement le CICE a fait la preuve de son inefficacité en matière de création d’emplois, mais en plus il n’a nullement empêché les grandes entreprises qui en ont bénéficié, comme Carrefour, Auchan, La Poste, la SNCF, SANOFI, la BPCE, etc… de licencier à tour de bras !

Dans la nouvelle formule du « double CICE » 2019 il n’y a toujours pas davantage de garanties contre les licenciements.

Il s’agit donc de réclamer, par la présente pétition, qu’il soit mis fin aussi bien au remboursement du CICE qu’à son substitut à partir de 2019.

Les charges sociales doivent être assumées par les entreprises aussi bien en fonction du nombre de leurs salariés que de leur chiffre d’affaires, et selon un système unique et progressif qui les répartit donc en fonction progressive croissante, de façon à alléger celles des TPE et PME en reportant l’équivalent sur les plus grosses, au prorata, et donc ainsi sans coûter un seul euro à l’État, au delà des charges de ses propres salariés.

Par voie de conséquence, c’est le salaire net qui devient le salaire de base de référence, le brut étant lui soumis aux conditions particulières de chaque entreprise.

Dans la liste des revendications du mouvement GJ émise au 29/11/2018, la revendication concernant le SMIC est exprimée en salaire net, à 1300 euros mensuel.

Selon les normes européennes (Eurostat) cela reste encore inférieur au seuil de pauvreté pour une famille monoparentale avec un enfant à charge. Un SMIC à 1400 euros net correspondrait donc à un minimum de décence sociale dans notre pays.

 


Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel